La cour intermédiaire a trouvé coupable le Police Constable Ramkhalawan pour avoir contraint une jeune fille à toucher son organe sexuel. La magistrate Wendy Rangan l’a condamné à huit mois de prison; néanmoins elle a demandé au Probation Office d’effectuer une enquête sociale. Des travaux communautaires pourraient lui être accordés.
Le Police Constable Bejaye Ramkhalawan était poursuivi pour causing a child to be sexually abused sous les articles 14 (1) (a) (2) (b) et 18 (5) (b) de la Child Protection Act devant la cour intermédiaire. Représenté par le Senior Counsel Me Yousuf Mohamed, cet habitant de New Grove a plaidé non coupable, mais a été condamné par la magistrate Wendy Rangan à huit mois de prison. Cette sentence a toutefois été suspendue pour permettre au Probation Officer de mener une enquête sociale en vue d’éventuels travaux communautaires.
Selon l’acte d’accusation, l’accusé a forcé, le 23 mai 2009, une enfant de 12 ans à toucher son organe génital alors qu’il était assis à côté d’elle dans un autobus dans les environs de Rose-Hill. Eshan Suffurally travaillait comme receveur au moment des faits. Il a raconté avoir vu le policier se diriger vers la porte quand d’autres passagers criaient pour demander de l’empêcher de descendre. Le chauffeur, Yogeshsingh Luchmun, a ainsi décidé de se rendre au poste de police de Rose-Hill.
Selon le receveur, la fillette de 11 ans lui a avoué que le prévenu « inn fer insignifian » avec elle. Il a alors pensé que le policier l’avait uniquement agacée. Quant au chauffeur, il a déclaré avoir vu l’enfant en larmes. Elle paraissait traumatisée, a-t-il précisé.
Une jeune femme, qui voyageait dans le même autobus, a pour sa part cru que le policier lisait sur les lignes de la main de la fillette. Elle a expliqué avoir vu l’accusé mettre la main de la victime sur son pantalon. Il aurait ensuite utilisé sa veste pour cacher ce qu’il faisait. La fillette s’est levée et s’est mise à pleurer. La passagère a alors cru que celle-ci était la petite amie du policier et qu’ils s’étaient disputés.
L’adolescente, aujourd’hui âgée de 15 ans, a expliqué en cour que l’accusé était venu s’asseoir à côté d’elle. « Il m’a demandée mon nom, mon âge et si je croyais au destin », a-t-elle déclaré. Le prévenu lui a alors demandé de regarder de l’autre côté et de fermer les yeux.
Selon la défense, la jeune fille s’était volontairement prêtée au jeu et l’accusé lui parlait en fait de foi. Le PC Ramkhalawan a dit ne pas comprendre pourquoi la victime avait mal interprété ses intentions. L’habitant de New Grove a nié les allégations proférées contre lui, soutenant n’avoir jamais ouvert sa fermeture éclair ce jour-là dans l’autobus. Il a aussi expliqué avoir dû s’enfuir car les passagers « inn mont lor mwa pou batt mwa ».