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  • La Fédération seychelloise a pris cette décision durant la semaine écoulée
  • La formation des villes soeurs désormais éligible à participer à la CCCOI 2018

Fin du litige entre la Fédération seychelloise de basket-ball (FSB) et l’équipe féminine de basket-ball de l’Union Sportive de Beau-Bassin/Rose-Hill (USBBRH). Pas plus tard que vendredi, Philippe Boudou, dirigeant de l’USBBRH a reçu un courriel de la Fédération mauricienne de basket-ball (FMBB) dans lequel, la FSB se résout ainsi à faire l’impasse sur les 2 800 US dollars (environ Rs 85 000). Une somme qu’elle réclamait à l’USBBRH depuis 2014, représentant pour les frais d’hébergement des Mauriciennes qui pour rappel, avait décroché le titre de champion de la Coupe des Clubs Champions de l’océan Indien (CCCOI) cette année-là.

« The present Federation have no knowledge or records of the debt mentioned hereunder. As a consequence, we are not in any position to submit a breakdown. At this point in time, we shall appreciate that the Mauritius Federation puts this matter to a close and start afresh », peut-on d’emblée lire sur le courriel. Une décision qui enlève une épine dans le pied de l’USBBRH, dont les joueuses en septembre dernier, avaient signifié leur intention d’abandonner le navire, si leurs dirigeants ne décantaient pas la situation.

Car depuis 2015, les joueuses de la formation des villes soeurs n’étaient pas autorisées à prendre part à la compétition. Philippe Boudou ne cache d’ailleurs pas sa satisfaction par rapport à cette décision. « On ne peut qu’être content que ce malheureux malentendu a enfin été réglé. On a toujours clamé qu’on ne devait rien à la fédération seychelloise et aujourd’hui l’histoire nous donne raison», déclare-t-il.

Pour lui, la réclamation de la FSB ne tenait pas debout d’où le refus de l’USBBRH de décaisser les Rs 85 000 réclamées. « La fédération seychelloise nous forçait à payer pour quelque chose que nous ne leur avons pas demandé. Elle nous avait réservé un hôtel sans notre accord alors que nous avions déjà payé pour un logement. Qui plus est, elle n’a pas été en mesure de nous montrer la facture de la réservation et encore moins une correspondance mentionnant qu’on doit payer l’accommodation choisit par la FSB. Tout cela était insensé », explique-il.

Feu vert pour la CCCOI 2018

De son côté, Jean-Marie Bhugeerathee, l’entraîneur de l’USBBRH pousse un ouf de soulagement. « C’est une très bonne nouvelle. Personnellement, je suis soulagé, car c’est moi qui avais signé la reconnaissance de dettes aux Seychelles. Dommage que mes joueuses ont été pénalisées pendant tout ce temps », regrette-t-il. Maintenant que le problème est résolu, rien ne devrait empêcher les basketteuses de l’Union de revenir sur leur décision. Surtout que la formation des Villes-Soeurs est maintenant autorisée de participer à l’édition 2018 de la CCCOI prévue du 23 novembre au 2 décembre prochain chez les Dallons. La FMBB a déjà envoyé à l’USBBRH, champion en titre, les fiches à remplir en ce sens.

Toutefois, ce dernier avise qu’une discussion s’impose avant tout, entre lui, ses joueuses et les dirigeants. « L’honneur de Maurice est en jeu. Nous ne pouvons pas y aller pour faire de la fi guration ou faire du tourisme. Nous avons besoin de nous y préparer. Hélas, il n’y a pas de championnat féminin et valeur du jour, l’Union ne s’entraîne pas non plus, faute de compétition. Certes, cinq de nos joueuses s’entraînent assidument avec la présélection avec le DTN (Ivan Smiljanic). Mais pour être compétitive dans ce genre de compétition, il nous faut avoir au moins 12 joueuses en pleine capacité de leurs moyens », fait-il comprendre. Jean-Marie Bhugeerathee estime qu’il serait mieux d’investir la somme destinée à la CCCOI à la sélection féminine qui se prépare pour les Jeux des Îles de l’océan Indien de 2019 à Maurice (19-28 juillet).

Selon lui, une bonne préparation peut aider les Mauriciennes de monter au moins sur la troisième marche du podium. « Je les ai à l’entraînement, elles m’ont parues affûtées. Si la fédération pouvait les faire déplacer à l’étranger, notamment en Afrique du Sud, pour jouer face à des équipes universitaires, ce serait bénéfique sachant qu’elles peuvent décrocher la médaille de bronze. »