Au terme d’un forum de quatre jours, les jeunes participant à la Conférence des ministres de l’Éducation du Commonwealth (CCEM) ont élaboré une liste de recommandations pour faire entendre leurs voix dans ce secteur. Celles-ci réclament, entre autres, la mise sur pied d’un conseil national des étudiants dans chaque pays ainsi que plus d’accessibilité et d’équité dans le domaine de l’éducation. Dans le même souffle, le Pan Commonwealth Student Body a été lancé. Il représentera la vision des jeunes auprès des hautes instances du Commonwealth.
Stanley Njoroge du Kenya est le président du tout nouveau Pan Commonwealth Student Body. Il sera encadré de Danielle Grufferty et Thompson Luzendi (Afrique), Ayswarrya Ganapathiraman et Zainab Khan (Asie), Daniel Wilson et Kevin Ramsewak (Caraïbes) pour faire entendre la voix des jeunes dans le domaine de l’éducation.
Pour sa quatrième édition, le Youth Forum a pris la décision de mettre en place ce conseil d’étudiants, « car il est primordial que les jeunes aient leur mot à dire puisqu’ils sont les premiers concernés par l’éducation. Une jeunesse organisée peut mieux participer à la prise des décisions qui vont affecter leur avenir », a fait ressortir Mmasekgoa Masire-Mwamba, secrétaire général adjoint du Commonwealth, lors du lancement du Student Body.
Cette dernière devait ajouter que le Commonwealth veut investir dans le potentiel de ses jeunes et que c’est pour cela qu’il est important de les écouter.
De son côté, Katherine Ellis, directrice de la jeunesse du Commonwealth, a déclaré que le nouveau conseil des étudiants pourra mettre en réseau les différentes associations d’étudiants qui seront mises sur pied dans différents pays.
Les jeunes remettront aujourd’hui leurs recommandations aux ministres de l’Éducation participant à la conférence. Celles-ci réclament que toutes les prises de décision se fassent en concertation avec les jeunes. La mise sur pied d’un conseil national des étudiants dans chaque pays est aussi recommandée. Celui-ci doit être équipé des outils nécessaires pour opérer, notamment la technologie, le financement et le partenariat pour renforcer les capacités. L’équité en matière de genre et de background social est aussi recommandée. Les jeunes se disent en faveur de l’éducation gratuite jusqu’à un certain niveau. De même, estiment-ils, les valeurs telles que le respect doivent faire partie de l’éducation.