Sevanand Goneea, un bijoutier de 49 ans habitant Rose-Belle, a été arrêté hier par le Central CID. Il est accusé d’avoir détourné Rs 370 000 dans une affaire de vente de bijoux de valeur impliquant un autre commerçant du genre. D’autre part, les limiers du CCID enquêtent également sur un cas d’escroquerie d’un montant de Rs 10 millions au préjudice de la société de l’ancien ministre Kishore Deerpalsing et dont les suspects ne sont autre que le beau-frère et l’épouse de ce dernier. Ils ont été arrêtés et ont comparu en cour pour leur inculpation provisoire.
Après une nuit en détention policière, le suspect Sevanand Goneea a participé à une séance d’interrogatoire dans la matinée, dans les locaux du Central CID aux Casernes centrales, avant sa comparution pour son chef d’accusation provisoire. Les recoupements d’informations effectués auprès des sources policières concernant ce cas d’« Embezzlement » indiquent qu’en 2009 Sevanand Goneea, dont la bijouterie est enregistrée en bonne et due forme, devait faire un deal avec un autre bijoutier habitant Souillac pour une vente d’objets de valeur. Selon les termes de l’accord, Sevanand Goneea devait vendre des bijoux pour le compte de son « associé » et percevoir des commissions en contrepartie. Dans le courant de 2009, le bijoutier de Souillac lui avait remis des bijoux d’une valeur de Rs 500 000 — comprenant 14 bracelets, 8 boucles d’oreilles et 8 chaînes en or — pour être vendus. À suite des premières ventes, le suspect Sevanand Goneea aurait remis Rs 130 000, en lingots d’or, à l’autre bijoutier. Cependant, ce dernier devait attendre en vain que Sevanand Goneea lui verse le reste de l’argent provenant de la vente, soit une somme de l’ordre de Rs 370 000. Réalisant qu’il s’est fait berner, le bijoutier de Souillac a consigné une déposition à la police.
Dans les milieux des enquêteurs du CCID, on soupçonne fortement que le suspect Sevanand Goneea aurait fait d’autres victimes dans cette affaire de vente de bijoux. À cet effet, un appel est lancé pour que les personnes s’estimant lésées se fassent connaître aux Casernes Centrales en vue de consigner une déposition formelle contre le suspect. L’enquête se poursuit.
Concernant l’autre investigation sous la responsabilité du Central CID, soit l’arnaque au préjudice de l’ex-ministre Deerpalsing, les informations disponibles tendent à confirmer que cette affaire avait été rapportée à la police il y a maintenant deux ans. Au départ, Kishore Deerpalsing et son beau-frère suspect, qui habitait en France, étaient co-actionnaires dans une entreprise engagée dans l’investissement. Toutefois le beau-frère devait plus tard mettre sur pied une autre compagnie, dont le nom ressemble pratiquement à celui de la société dans laquelle il est associé avec l’ancien ministre. Le suspect aurait également fait croire à des clients que les deux compagnies étaient liées. Entretemps le beau-frère et son épouse auraient juré de faux affidavits avant de transférer des fonds de la compagnie où le premier est co-actionnaire avec l’ancien ministre sur la sienne. Les transactions illégales effectuées par le couple suspect seraient de l’ordre de Rs 10 millions. Ils ont été inculpés provisoirement de « swearing false affidavit » et d’escroquerie. Ils ont été libérés contre une caution de Rs 15 000 chacun.