Le vice-Premier ministre, Showkutally Soodhun, devra faire face à un nouvel interrogatoire après la deuxième déposition consignée par le leader de l’opposition Xavier-Luc Duval le 4 septembre. Le bureau du Directeur des Poursuites publiques (DPP) a, en effet, demandé au Central CID de chercher des explications du No 4 du gouvernement et de faire parvenir le dossier au plus vite pour décider de la marche à suivre.
Du côté des Casernes centrales, une source proche du dossier a avancé que cet interrogatoire était prévu depuis la semaine dernière, mais qu’à la suite des événements autour de l’affaire Bet365 qui a conduit à la démission de Ravi Yerrigadoo comme Attorney General et les dépositions de certains protagonistes au CCID, cet exercice n’a pu avoir lieu. Cependant, les hommes de l’ACP Devanand Reekoye comptent s’atteler à cette tâche bientôt. Ils prendront contact avec Showkutally Soodhun pour fixer un rendez-vous incessamment.
Dans sa deuxième déposition à la police, Xavier-Luc Duval a avancé que Showkutally Soodhun a prononcé un autre discours diffamatoire à son égard le mardi 8 août au sir Razack Mohamed Hall à Phoenix. Dans sa version des faits, il a soutenu que « le VPM a prononcé un autre discours diffamatoire à mon encontre, qui porte préjudice à ma réputation, mon honneur et m’empêche d’exercer mes droits constitutionnels comme leader de l’opposition ». Xavier-Luc Duval est revenu sur les différentes versions données par le No 4 du gouvernement sur les incidents au Parlement le mardi 30 juin sur sa PNQ concernant les relations diplomatiques avec le Qatar. Le leader de l’opposition avait une nouvelle fois nié avoir traité l’Arabie saoudite de « pays infect » lors de cette séance parlementaire, ou en dehors du Parlement. « En plus, à aucun moment je n’ai rencontré l’Honorable Soodhun dans les couloirs de l’Assemblée le mardi 30 juin », fait-il ressortir. Xavier-Luc Duval a déclaré à la police que le VPM n’a cessé de tenir des discours enflammés à son égard pour l’empêcher de faire son travail comme leader de l’opposition. « En agissant de la sorte, le VPM a enfreint l’article 156 du code criminel », estime-il.