plage de flic-en-flac

Daniel Pélicier, un plongeur expérimenté de 72 ans, a péri d’un malaise après une plongée à Flic-en-Flac aux alentours de 10h, dimanche matin.

« Le matin mon père est parti faire une plongée profonde comme à son habitude, le dimanche, avec ses amis », raconte son fils Christophe Pélicier. « Il était à la retraite mais malgré son arrêt d’activité, il continuait de pêcher en profondeur des petits poissons d’aquarium pour les mettre chez lui, dans sa maison. C’était son seul plaisir… Des fois il ne pêchait même pas, et c’était le cas le 2 septembre : il a seulement observé ses poissons ».
Christophe Pélicier poursuit son récit : « La plongée a été exécutée normalement ; tous les paliers de décompression ont été effectués et il (mon père) est remonté en surface. Il avait fini sa plongée, une plongée visiblement sans accident ». C’est à ce moment que Daniel Pélicier a été pris d’un malaise cardiaque.

Transporté à l’hôpital Victoria, Candos, par les officiers du SAMU, le septuagénaire avait malheureusement déjà rendu l’âme.

Une autopsie a été pratiquée et a déterminé que Daniel Pélicier est mort à la suite d’un « left ventricular failure », selon le rapport transmis par la police. « Cet arrêt cardiaque, il aurait très bien pu le faire dans son lit aussi », soutient Christophe Pélicier.

Au cours de sa vie, Daniel Pélicier a voué une véritable passion pour la plongée et le monde sous-marin. Il a inscrit son nom dans l’histoire pour avoir découvert diverses espèces marines, notamment le rarissime Anthias de Pélicier (Plectranthias pelicieri), à qui il a d’ailleurs donné son nom. Ce poisson de couleurs vives ne peut être aperçu que par les plongeurs les plus chanceux à une cinquantaine de mètres de profondeur. De par sa rareté, l’Anthias de Pélicier est grandement convoité par les collectionneurs, qui se l’arrachent à prix d’or.

 

NdlR: Texte mis à jour