Le mode de paiement des heures supplémentaires, qui était au centre d’un bras de fer entre le management du CEB cette semaine et le syndicat des travailleurs manuels, fera l’objet d’une enquête. Tel est l’accord convenu entre les deux parties, après l’affidavit juré par les employés concernés à ce sujet. Le syndicat a accordé un délai de deux semaines au management pour se prononcer sur un accord existant pour trois heures supplémentaires fixes quotidiennement.

Les travailleurs manuels du Central Electricity Board (CEB) – qui ont été interdits de travail ces deux derniers jours pour avoir refusé la prise de présence électronique –, seront fixés sur le paiement des heures supplémentaires dans deux semaines. C’est le temps qu’a réclamé le syndicat pour une enquête sur les pratiques en cours, selon ce qui a été présenté dans l’affidavit du 12 septembre. Celui-ci mentionne en effet, que les travailleurs manuels ont droit à 12 tâches par jour, à accomplir pendant les heures de travail normales et trois heures supplémentaires. La comptabilisation reste inchangée, que les tâches soient complétées avant ou après l’heure prévue. Un accord conclu dans le passé, d’après le syndicat et qui n’est pas reconnu par le management à ce jour.

Le négociateur Ivor Tan Yan est d’avis qu’une preuve objective de l’existence de cet accord, est que tous les travailleurs concernés terminent leurs heures supplémentaires à 19h. Le management ayant émis l’intention de changer le système de travail, fait soupçonner une tentative de réduire le nombre d’heures supplémentaires au syndicat. Ce qui serait impossible selon lui car, dit-il, « Le CEB n’a pas recruté pendant des années. Ce n’est que tout récemment qu’on a recruté 400 personnes. Selon les procédures, ces recrues doivent faire deux ans de cadetship, avant d’être confirmé cadet. Ils ne deviennent pas pour autant un technicien capable de faire des interventions. Sur les 400 recrues, une centaine sera prête dans cinq ans. Comment va-t-on faire entre-temps pour répondre aux urgences ? » Il ajoute qu’une telle responsabilité dans un service essentiel ne peut être « outsourced », car il s’agit d’une tâche spécifique pour le CEB. Au cas où cela est envisagé, il y aura une « levée de boucliers », prévient- il.

Par ailleurs, quant à la présence électronique, le management a donné la garantie que les cartes magnétiques ne comportent aucune donnée biométrique. Toutefois, le syndicat s’interroge sur ce qui se passerait si un employé perd sa carte. « Va-t-on lui imposer le fingerprint ou le faciès ? », se demande-t-il.