Jayen Chellum

Si elle accueille la décision du Central Electricity Board (CEB) et de la Central Water Authority (CEB) de suspendre le paiement de pénalités sur les factures d’électricité et d’eau tout au long de la présente période de confinement à domicile et de couvre-feu sanitaire, l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) plaide le cas de toutes celles et tous ceux qui ne sont pas familiers avec les modes de paiement par voie numérique.

Jayen Chellum, porte-parole de l’association, considère la décision du CEB et de la CWA de suspendre pour le moment l’imposition de pénalités sur les factures d’électricité et d’eau comme étant « une bonne mesure ». « La population dans son ensemble étant confinée à domicile, c’est le moins que l’on pouvait attendre de ces services parapublics », indique-t-il.

Par ailleurs, le secrétaire général de l’ACIM déclare avoir obtenu verbalement l’assurance d’un préposé de Mauritius Telecom (MT) que cette société de téléphonie à capitaux d’État suspendra, elle aussi, l’imposition de pénalités sur les factures impayées le temps que durera le confinement et le couvre-feu. Il pense néanmoins qu’il est du devoir de ce service de formaliser cette décision au moyen d’un communiqué officiel.

L’ACIM dit par ailleurs avoir pris connaissance que le CEB et la CWA offrent à leurs abonnés la possibilité de régler leurs factures par des modes de paiement numériques. S’il n’a rien contre cela, Jayen Chellum rappelle quand même le nombre conséquent de personnes à Maurice qui ne sont toujours pas computer literate et qui ne comprennent absolument rien de ces modes de paiement électronique.

Ils rappellent que ce sont essentiellement des personnes âgées, souvent de condition modeste ou encore ceux de catégories sociales démunies qui peuvent appartenir à toutes les tranches d’âge. « Souvent, parmi ces personnes, il y en a qui ne savent même pas écrire leur propre nom. Comment alors leur demander de faire des paiements par voie numérique », se demande le porte-parole de l’ACIM.

Jayen Chellum propose ainsi dans le cas de ces personnes démunies que les factures qui vont s’accumuler tout au long du confinement soient ultérieurement divisées et repayées sur 12 ou 24 mois en indexant ces tranches d’impayées sur les nouvelles factures qui seront émises une fois le confinement levé dans un, deux, trois ou quatre mois, selon le cas.