Les propositions de la Banque Africaine de Développement (BAD) au sujet du lancement d’une Expression of Interest du projet de centrale thermique de 100 MW pour le compte du Central Electricity Board (CEB) ont été retenues par le gouvernement après des tergiversations au chapitre de la Long Term National Energy Strategy 2009/2025. Toutefois, le démarrage de ces procédures est loin de résoudre les problèmes de fourniture adéquate d’énergie électrique pour les besoins du pays car le site qui accueillera cette nouvelle centrale électrique n’a pas encore été identifié officiellement par les autorités compétentes.
En attendant la nomination d’un  Transaction Advisor en vue s’assurer le suivi de la mise à exécution de cet ambitieux projet dans le domaine de la fourniture d’énergie électrique, les premiers renseignements glanés de sources autorisées avancent que des investissements minimaux de Rs 8,5 milliards (entre 250 et 300 millions de dollars US) devront être prévus. Toutefois, la procédure adoptée et assurant la transparence dans l’octroi de ce contrat permettra à Maurice de bénéficier d’une injection de dix millions d’euros (Rs 360 millions) sous forme de supports budgétaires venant de l’Union Européenne.
Pour ce qui est du programme de travail pour la mise en opération de cette centrale de 100 MW, les spécialistes soutiennent que sans aucun délai accumulé, il faudra entre 28 et 30 mois pour le Commissioning au cours du second semestre de 2015, soit plus au moins la même période que l’entrée en vigueur annoncée des routes à péage (Toll) vers Port-Louis. Avec des invesstissements de cette envergure, les abonnés du CEB devront s’attendre à une révision à la hausse du barème des tarifs d’électricité pour le Servicing de cet emprunt en devises.
L’enclenchement des procédures pour cette Expression of Interest devra relancer tout le débat sur le site de la future centrale électrique. A ce jour, deux sites sont en lice – une zone dans l’enceinte portuaire et la région de Médine. Dans les milieux autorisés, l’on tient à souligner que « we’ll cross the bridge when w’ell join it » en ce qui concerne le choix du site.
D’autre part, les premiers chiffres de Foreign Direct Investments (FDI) pour 2012 ont été rendus publics en fin de semaine par la Banque de Maurice. A l’Hôtel du gouvernement, plus particulièrement au ministère des Finances, la satisfaction est de mise avec les injections de Rs 1,6 milliards pour les trois premiers mois de l’année contre Rs 1,4 milliards pour la période correspondante en 2011.
« La performance du FDI pour les trois premiers mois de l’année est encourageante. Ce ne sont encore que des chiffres provisoires, le temps que la Banque Centrale complète l’exercice de manière officielle. Elle se compare favorablement à l’année dernière. Au-delà de la question du volume, il y a la qualité du FDI à tenir en ligne de compte. Dans certains cas, 60% du FDI repartent dans le financement des importations pour la réalisation du projet comme dans les TS. Dans d’autres cas, il y a un apport technologique non-négligeable pour l’économie. Avec un projet de Rs 200 millions de Bharat Telecom, Maurice bénéficie au niveau du coût de l’accès à l’internet et de la possibilité du haut débit », soutient le vice-PM et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval.
La répartition géographique de la provenance des FDI est d’un intérêt particulier dans la conjoncture internationale. L’Europe se retrouve avec Rs 392 millions, dont Rs 341 millions de la France et Rs 51 millions de la Grande-Bretagne. Les régions d’Afrique, d’Asie et d’Océanie se partagent les Rs 1,1 milliards restantes, dont Rs 511 millions d’Afrique du Sud.
Le secteur des Real Estate Activities se taille la part du lion avec Rs 745 millions, la construction Rs 500 millions, le commerce en gros et au détail Rs 174 millions et l’Hospitality Rs 104 millions.