Environ 2 000 enfants ont eu l’occasion d’assister aux spectacles de contes organisés par le Centre d’éducation et de développement pour les enfants mauriciens (CEDEM) pendant toute la semaine dans vingt endroits du pays. La manifestation a pris fin samedi  avec un spectacle au siège de l’établissement à La Caverne, Vacoas.
Pour marquer ces vacances scolaires, les animatrices et éducatrices du CEDEM ont sillonné l’île pour aller à la rencontre des enfants. Intitulé Zoli zistwar pou zanfan Moris, les histoires avaient un double objectif : emmener les enfants dans un monde féerique et leur transmettre des valeurs que ce soit sur l’environnement, la nature, le respect de l’autre dont envers les vieilles personnes. Le groupe a sillonné vingt endroits avec à chaque fois une rencontre avec une centaine d’enfants.
Lundi et mardi derniers, elles ont parcouru la région nord-ouest et nord (Roche-Bois, Nicolay, Cap-Malheureux, Albion, Triolet, Baie-du-Tombeau, Port-Louis et Rose-Hill) ; mercredi, elles étaient à Vacoas, Allée-Brillant, Floréal et 16e Mille ; jeudi, elles ont fait la région de l’est et sud (Flacq, Bambous-Virieux, Mahébourg et Riambel) ; et hier, elles ont animé des séances de contes à La Gaulette, Rivière-Noire et Bambous. Aujourd’hui, ce sera au tour des enfants fréquentant l’établissement de découvrir le monde magique des contes.
Dans une déclaration au Mauricien, Rita Venkatasawmy, la directrice du CEDEM, indique que l’institution vient d’investir dans des costumes pour ces animations. Ainsi, les enfants ont eu l’occasion entre autres de rencontrer Minnie, Mickey et Tic et Tac.
Le CEDEM existe depuis 1984 et travaille avec des enfants à problèmes avec pour but de leur redonner la dignité auxquels ils ont droit à travers une « éducation de qualité et le respect de leurs droits ». Les travaux de l’organisation concernent la gestion d’écoles spécialisées et de résidences spécialisées pour des enfants à problèmes, qu’ils soient handicapés ou victimes d’abus. Le CEDEM propose aussi des conseils aux familles et fonde une grande partie de sa tâche sur les loisirs.
Forte de son expérience, l’organisation a souhaité, pendant les vacances scolaires, amener de l’animation dans des régions où les enfants sont souvent dépourvus de facilités de loisirs. Ces enfants, fait ressortir Rita Venkatasawmy, risquent souvent de tomber dans des travers tels la drogue, l’alcoolisme ou le tabagisme par manque d’une culture de loisirs sains. L’érosion des valeurs familiales et sociétales constitue un autre handicap auquel le CEDEM souhaite pallier.
Ainsi, outre des contes dits aux enfants, les animatrices proposent aussi une animation musicale, des chants et des jeux.