Cédric Ravet a le sport dans le sang. Véritable source d’inspiration pour les non-valides, l’handisportif s’est confié à coeur ouvert dans les colonnes de Week-End sur son parcours semé d’embûches, qui l’a fait grandir en tant qu’homme. Nous avons en outre eu la chance de le rencontrer le jour de son 28e anniversaire, soit le vendredi 5 de ce mois. Finaliste du 1500m en fauteuil roulant lors des 20es Jeux du Commonwealth à Glasgow (Écosse), il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dans l’interview qui suit, Cédric Ravet parle de l’évolution de l’handisport à Maurice, de la complicité qu’il entretient avec son entraîneur, Jean Marie Bhugeerathee et aussi de son accident qui, à l’âge de 13 ans, lui a fait perdre son pied droit. Sans langue de bois, il nous parle aussi de sa discipline, de la PHYSFED (Physically Handicapped Persons Sports Federation) et dira que le sport local est en nette régression, victime de trop de conflits internes et de magouilles. Cette interview comme vous allez le découvrir est d’une sincérité profonde et nous veillerons que les droits de Cédric Ravet ne soient pas bafoués par certains qui se sentiront visés.
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Cédric Ravet, 2014 prend fin dans une poignée de jours. En quelques mots, comment qualifierez-vous cette année à titre personnel ?

Ce fut une belle année. Ma performance en finale du 1500m fauteuil lors des 20es Jeux du Commonwealth à Glasgow demeure une immense fierté dans le sens où c’était la première fois qu’un Mauricien se qualifiait pour une finale. Ce fut un grand honneur de se retrouver parmi les meilleurs sur la scène mondiale. J’ajouterai avoir ressenti une joie indescriptible, moi le petit Mauricien, de se retrouver devant une multitude de spectateurs. Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu, à savoir ma famille et à mon entraîneur, Jean Marie (Bhugeerathee). Ce dernier est quelqu’un de déterminé et il me pousse toujours dans mes derniers retranchements. Avec son soutien, j’estime avoir franchi un pallier cette année.