Le leader du Front Solidarité Mauricienne estime que Maurice mérite mieux que la politique actuelle pratiquée par nos politiciens et ce depuis 50 ans, même s’il y a « beaucoup d’aspects positifs ». Lors d’une conférence de presse en compagnie de Siddick Chady, hier, Cehl Meeah a mis en garde le gouvernement, lui demandant de faire de la politique pro-active « sinon nou pou koule kouma la Grèce ».
Cehl Meeah propose un nouveau souffle dans la politique contre la partisanerie et le communalisme avec une dose de spiritualité et moralité. « C’est le FSM qui possède les 20 sous pour faire la balance à la tête du pays et nous assumerons notre responsabilité au nom des pauvres », a-t-il déclaré. Selon lui, toute l’île Maurice s’attend à ce que le FSM vienne soulager la misère des gens.
S’agissant de la situation politique actuelle, le leader du FSM a souligné que l’opposition et le gouvernement vont s’accuser mutuellement le 1er mai de fraudes et chacun révélera les preuves qu’il possède. « Je leur demande de venir avec leurs preuves car les Mauriciens ont le droit de connaître les accusations et les défenses. »
Cehl Meeah a révélé avoir rencontré sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger. « J’étais choqué quand SAJ m’a dit qu’il n’est que le leader de l’alliance MSM-MMM et ki bizin diskit de lesansyel ek lezot lider. Lorsque je lui ai demandé comment le MSM a obtenu 30 tickets, il m’a repondu nou bizin ou ek ou ena ou plas kot nou », a-t-il allégué.
Quand au Ptr, le leader du FSM a estimé, après une rencontre avec des émissaires du Premier ministre, que « Navin Ramgoolam est un commandant avec des soldats kinn finn perdi orbit, ena mem fou ek zot ankor pe viv dan le pase ek le tradisyonel. » Il s’est dit disposé à collaborer avec les deux leaders « si zot konpran linportans ki zot pa pou kapav gagné san FSM ».
Invité du FSM, l’ancien travailliste Siddick Chady soutient que ce parti annonce un nouveau départ vers une nouvelle force politique. « Notre objectif n’est ni avec l’opposition ni avec le gouvernement. Nous voulons amener la vraie balance et un vrai débat à Maurice. Nous allons critiquer là où il le faut et faire des propositions », a-t-il déclaré.
Siddick Chady s’est dit en faveur d’une réforme électorale, du financement des partis politiques et d’une garantie pour le système des best losers. De plus, il estime que les Mauriciens vivant à l’étranger devront pouvoir voter à Maurice et que le droit à l’antenne doit être considéré lors de la réforme électorale.