Barclays Maurice se lancera bientôt dans des opérations libellées en renminbi, devise chinoise, a annoncé Ravin Dajee, Managing Director de la banque, lors d’une réception offerte vendredi soir à l’hôtel La Pirogue, en l’honneur des clients de la communauté sino-mauricienne dans le cadre de la fête du Printemps.
« C’est un fait que les choses sont en train de bouger plus particulièrement du côté de la Chine », a déclaré Ravin Dajee, en présence de plusieurs centaines d’invités, dont le conseiller commercial de l’ambassade de Chine à Maurice, Heliang Wang, et du Chief Executive de la Financial Services Commission, Clairette
Ah-Hen. Dans la foulée, le Managing Director de Barclays Maurice devait annoncer que la banque démarre très bientôt des transactions en renminbi, tout en espérant que ses clients prendront avantage des opportunités d’investissement qui leur sont offertes à travers de nouveau service. Ravin Dajee a, au début de son intervention, souligné que la Barclays est honorée par la confiance placée en elle par les membres de la communauté sino-mauricienne, affirmant que parmi eux se trouvent de nombreuses personnes qui ont ouvert des comptes à la banque dès l’implantation de celle-ci à Maurice au début du siècle dernier.
Faisant référence aux prévisions des astrologues chinois, Ravin Dajee a déclaré que l’année du Serpent symbolise l’optimisme et sera marquée par des opportunités d’affaires. Il reconnaît, cependant, que la relance de l’économie mondiale sera plus lente que prévue et que malgré les mesures pour diminuer les risques dans la zone euro, la reprise sera retardée alors qu’au Japon, il faudra d’autres mesures pour booster la croissance dans une économie en récession. Quant aux économies des pays émergents, une remontée plutôt modeste est attendue.
La Barclays, a poursuivi Ravin Dajee, garde toujours l’optimisme quant à sa performance pour cette année. Reprenant les propos du Group Chief Executive à l’effet que « we are starting from a position of strength », Ravin Dajee a indiqué qu’en 2012, le groupe a enregistré des revenus de plus de 7 milliards de livres sterling et qu’il s’évertue à appliquer sa stratégie de banque de référence globale. Le Managing Director de la Barclays a fait quand même allusion aux critiques que le groupe a eu à essuyer dans le sillage de ce qu’il appelle le « LIBOR scandal » mais a soutenu que des mesures courageuses ont été prises en vue de revoir la façon dont les affaires sont gérées au sein du groupe bancaire.
« Our roadmap to become the Go-To bank rests on a fundamental pillar: that of a new mindset based on our new Values and Behaviours. They are Respect, Integrity, Service, Excellence and Stewardship », a-t-il souligné. Ces valeurs, a poursuivi Ravin Dajee, peuvent aussi être considérées comme les normes sous lesquelles est soumis l’ensemble du personnel de la Barclays pour être au service de la clientèle et des autres parties concernées de la société. Ravin Dajee a, dans la foulée, annoncé que la banque continuera à soutenir les petites et moyennes entreprises et à jouer un rôle de leader en matière de développement communautaire. Les prochaines initiatives de la banque dans le domaine de la CSR (Corporate Social Responsibility) seront regroupées sous l’appellation « Empowering the Next Generation », ciblant, entre autres, les personnes dans le groupe d’âge 18-35 ans. Ces actions se feront principalement dans les domaines de l’éducation/formation professionnelle, la sensibilisation aux opérations financières et le développement de l’entrepreneuriat.
Clairette Ah-Hen a salué le rôle de la Barclays dans le domaine économique du pays depuis le début de ses opérations en 1919 et a fait ressortir que les banques, en général, font partie intégrante du système financier. Un système financier qui fonctionne bien doit pouvoir canaliser l’épargne vers le secteur productif. « Aucune entreprise ne peut se développer sans l’apport des banques », a déclaré Clairette Ah-Hen, qui s’est félicitée de la collaboration entre les deux régulateurs du secteur financier, en l’occurrence la Banque de Maurice pour le secteur bancaire et la FSC pour le secteur non-bancaire.
Cependant, a fait ressortir Clairette Ah-Hen, le maintien de la bonne réputation de Maurice en tant que centre financier ne dépend pas seulement des régulateurs mais de tous les opérateurs du secteur financier. La CEO de la FSC a laissé entendre que le secteur de l’intermédiation financière équivaut à 10 % du PIB de Maurice et représente un pilier important de l’économie nationale. Selon Clairette Ah-Hen, un long chemin a été parcouru afin de créer un climat d’investissement stable à Maurice et de transformer le pays en un hub financier.