Des fidèles des Églises chrétiennes de plusieurs dénominations se sont rassemblés dimanche dans la cour du Plaza pour prier pour le pays à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance. Un rassemblement placé sous le signe de l’unité, tant pour la communauté chrétienne que pour l’ensemble de la population. Dans leur message respectif, les responsables de ces églises ont appelé les Mauriciens à consolider le vivre-ensemble mauricien et à témoigner d’une plus grande solidarité envers les plus vulnérables de la société.

Ce rassemblement interéglises chrétiennes est considéré par Mgr Ian Ernest, chef de l’église anglicane, et qui est à l’initiative de cette rencontre, « comme un moment historique pour la communauté chrétienne ». Cette célébration, qui était sur le thème “Leve Marse”, s’est déroulée dans une ambiance joyeuse grâce à la participation de jeunes et d’une chorale enthousiaste. Cette rencontre a aussi été marquée par la présence du cardinal Piat (église catholique), du pasteur David White (église presbytérienne), du pasteur Georges Leste (Assemblée de Dieu), du pasteur Mario Li Ying (église évangélique protestante) et du pasteur Anil Bikhari (Christian Revival Centre).

Tous les intervenants ont reconnu le « magnifique parcours » entrepris par le pays durant ces 50 dernières années dans différents domaines, et dont les Mauriciens, ont-ils souligné, « sont fiers ». Cependant, ces chefs religieux constatent aussi de nombreux problèmes sociaux « qui minent des familles » et de nouveaux défis à relever. C’est ainsi que le thème choisi a pour but, selon eux, « d’encourager les Mauriciens à se retrousser les manches » pour faire reculer ces problèmes de la même manière que leurs aînés, ont-ils dit, « ont œuvré sans relâche durant ces 50 dernières années » pour le développement du pays, et ce en faveur de l’harmonie sociale. Les six chefs religieux chrétiens ont tour à tour appelé les Mauriciens, et en particulier les jeunes, à s’engager davantage pour combattre les fléaux. On a relevé dans les messages une réelle préoccupation concernant l’étendue de la drogue chez les jeunes et la pauvreté.

« Les Mauriciens sont fiers de ce que le pays a réalisé en 50 ans mais il faut regarder l’avenir avec espérance. La destinée de ce pays est entre vos mains », a lancé Mgr Ernest aux jeunes. « Si nu pa met enn plantasion solid, pa pu kapav avanse ek zwir tou nu bann swe ki nu pe fer azordi pu nu pei », a-t-il dit. Le cardinal Piat a comparé le pays a « enn lakaz mama », où tous les membres d’une famille aiment se retrouver et pour qui on a du respect. « Il faut qu’on prenne soin d’elle », souligne-t-il. « Nou pei se enn lakaz mama, nou bizin ena enn gran respe pu li e nu bizin ena respe osi pu sak dimounn ki viv dan sa lakaz-la kelke swa so relizion u so kiltir. »