La célébration du 25e anniversaire du Centre Culturel Islamique (CCI) a été marquée jeudi dernier par le dévoilement d’une stèle dans la cour du centre. Un événement, coïncidant avec les dix ans d’existence du complexe et les célébrations de la fête Eid-Ul-Fitr, en présence du Premier ministre et de nombreuses autres personnalités politiques et diplomatiques et des membres du CCI. L’occasion, pour Navin Ramgoolam, réitérant son soutien au peuple palestinien, de revenir sur les destructions à Gaza. Il a profité de cette plate-forme pour annoncer la correction prochaine d’une “injustice” subie par les Mauriciennes de foi musulmane qui se sont mariées entre 1987 et 1991, indiquant que ces personnes percevront leur pension.
Après le visionnage d’un film retraçant l’historique du CCI, le président de l’organisme, Farad Aumeer, a tenu, dans son discours à remercier tous ceux, dont Paul Bérenger alors qu’il était au gouvernement, qui ont permis au centre de disposer aujourd’hui d’un beau bâtiment dans la région du Plaine Verte. Évoquant les réalisations du CCI depuis sa création, son président a rappelé les principes de partage qui guident la communauté musulmane.
Navin Ramgoolam a abondé dans le même sens, axant son discours sur la paix. Se référant au classement de Maurice à la 24e place sur la liste des pays les plus paisibles au monde selon le Global Peace Index, il est revenu longuement sur sa position sur la Palestine. Rappelant que depuis l’indépendance, il a toujours défendu la Palestine, le chef du gouvernement a dénoncé l’intervention israélienne à Gaza. Selon lui, si Israël peut se permettre d’agir de la sorte, c’est parce qu’il bénéficie du soutien des États-Unis. “C’est également parce que les pays arabes sont divisés”, a-t-il ajouté avant de souligner que lors du sommet États-Unis/Afrique auquel il a participé à Washington récemment, il a eu l’occasion de dire au président Barack Obama qu’il lui fallait être “on the right side of history”. L’occasion lui a également été donnée pour qu’il s’entretienne, dit-il, avec le président des États-Unis sur les Chagos, les revendications mauriciennes et des poursuites intentées contre la Grande-Bretagne. 
Parlant de son engagement pour la justice, il a profité de cette plate-forme pour annoncer qu’un comité présidé par le Secrétaire financier, Dev Manraj, a été institué afin de corriger une injustice subie par les Mauriciennes de foi musulmane qui se sont mariées entre 1987 et 1991. Prochainement, dit-il, ces personnes pourront percevoir leur pension. 
Devant prendre congé un peu plus tôt que prévu au dîner offert par le CCI, le Pm a tenu à expliquer qu’il devait rencontrer ses hommes de loi pour préparer le dossier à présenter devant le Privy Council, concernant les terres du Morne sur lesquelles ils planifiaient de  construire cinq établissements hôteliers. Or, le plan a dû être revu, Le Morne étant passé au statut de Patrimoine mondial. Indiquant que les promoteurs anglais réclamaient des compensations de plus de Rs 2 milliards, Navin Ramgoolam, rappelant que c’était en 2010, au sein d’un gouvernement de coalition, a fait ressortir que s’il le leur avait octroyé, il n’aurait pas pu présenter un budget. Aujourd’hui, l’Unesco ayant rejeté toute demande de développement sur ce site, Navin Ramgoolam annonce ainsi que le gouvernement retire l’offre qu’il avait proposée aux promoteurs anglais en guise de compensation. “Pou moi, c’est pa kompansasyon ki importan, me prinsip de seki dimounn ine passe pendan leskalvaz ki mo rekonet”, a-t-il laissé entendre