La fin du pèlerinage du Hadj, cinquième pilier de l’Islam, est marquée par la célébration de la fête Eid Ul Adha. Cette fête sera célébrée demain, dimanche 5, à Maurice, par la communauté musulmane. Elle sera marquée par le traditionnel « Qurbani », rituel symbolisant le sacrifice d’Abraham, un des premiers prophètes de l’Islam. Aux quatre coins de Maurice, les compatriotes de foi islamique observeront cette date phare du calendrier.
Outre la traditionnelle prière du matin, en congrégation pour les hommes, et qui sera retransmise par la télévision nationale, les musulmans de Maurice seront très pris durant cette journée de dimanche par les différents rituels marquant la Bakr’Eid, plus communément appelée Eid Ul Adha. Deuxième date phare dans le calendrier islamique, après la Eid Ul Fitr, qui marque la fin du mois du Ramadan — 30 jours de jeûne et d’abstinence —, la Eid Ul Adha scelle, quant à elle, la fin du pèlerinage en terre sainte, soit à La Mecque. Le Hadj est le cinquième pilier de l’Islam, les quatre précédents étant (i) la « shahada » — la foi dans l’unicité de Dieu et de la prophétie du prophète Mahomet (pssl) ; (ii) le « salaat » — les cinq prières quotidiennes ; (iii) le « saum », le jeûne du mois du Ramadan ; et (iv) la « zakat », l’aumône aux pauvres.
Le Hadj, obligatoire pour chaque musulman, est un pèlerinage dans les lieux saints de La Mecque, notamment à Medina. Il est marqué aussi par des rites tels que le tour du Ka’ba Shaarif, qui contient la pierre noire. Les musulmans du monde entier qui se rendent à La Mecque pour accomplir leur Hadj et devenir ainsi Hadji (pur) doivent se vêtir de manière spécifique pour ces rites. Les hommes, par exemple, doivent se raser la tête.
La Eid Ul Adha commémore le dernier jour de ce pèlerinage et est marquée par l’abattage d’un boeuf. Rituel qui se déroule en présence de religieux, entre autres, car l’abattage doit être fait selon les règles islamiques précises.
Chaque famille ou musulman ayant pris une « part » doit, ensuite, après que la viande a été nettoyée et divisée, la répartir en trois nouvelles parts : une pour le musulman et les siens, une autre pour les proches et membres de la famille et la dernière qui sera distribuée aux pauvres et démunis de la communauté. Cette année, l’ensemble de la communauté a apprécié la décision gouvernementale de standardiser le prix au kilo du boeuf, rendant de ce fait le rituel accessible au plus grand nombre.
Bien évidemment, suivant la tradition, un déjeuner ou un dîner familial autour du « briani » incontournable est de mise ce jour-là. À noter que la Eid Ul Adha n’est pas un jour férié.