La fête Eid-ul-Fitr a été célébrée vendredi à la Sunni Razvi Academy à Plaine-Verte, en présence du Premier ministre, Navin Ramgoolam, du leader de l’opposition, Alan Ganoo, du lord-maire, Aslam Hossenally, de plusieurs parlementaires, ainsi que des membres du corps diplomatique. Une occasion pour les intervenants, dont le Premier ministre et le leader de l’opposition, de plaider pour l’unité du peuple mauricien et l’importance des valeurs morales.
Le discours du guru du leadership international Robin Sharma, tenu lors du congrès des jeunes du PTr la semaine dernière, aura largement inspiré le Premier ministre. Dans son discours pour la fête Eid, Navin Ramgoolam, s’appesantissant longuement sur les nombreux enseignements liés au Ramadan, s’est attardé sur «les valeurs fondamentales (la patience, le courage, la conviction et la sincérité) dont devrait disposer chaque individu pour mener à bien sa mission sur terre». Il souligne ainsi «l’importance de savoir pourquoi nous sommes sur terre». «Lorsqu’arrive notre dernière heure, il est important de revenir en arrière et de voir ce que nous avons accompli. Fodé ki kan ou mort, ena pliss dimoun ki ploré ki kan ou ti en vie», dit-il, estimant qu’il s’agit là des tests pour prouver que nous avons réussi dans la vie. Or, dit le chef du gouvernement, le pays fait face aujourd’hui à beaucoup de fléaux sociaux. Des fléaux principalement dus, selon lui, au fait que «dimoun blyé bann valeurs». «Les fléaux sociaux interpellent tous les membres de la société, qu’ils s’agissent des parents, enseignants, chefs religieux, politiciens », estime Navin Ramgoolam qui met en garde contre ceux qui tentent de diviser la nation mauricienne.
S’appuyant sur une remarque du leader de l’opposition, faite un peu plus tôt, il fait aussi ressortir que «ena enn minorité ki pa contan ki nou tou viv en harmonie ensam. Nou bizin fer attention à sa». Et parce qu’une petite allumette peut mettre le feu à une forêt, le PM fait un appel au respect de l’autre. Observant que chaque personne a une opinion et qu’il existe et existerai toujours des différences d’opinion, Navin Ramgoolam, met l’accent sur l’importance de garder «cette unité qui fait notre force». Au-delà d’un moment de réjouissance pour nos compatriotes de foi islamique, la fête Eid devrait être également un temps de réflexion pour chaque individu de revoir son comportement dans la société, dit-il.