MICHAEL ATCHIA

« Le combat est celui pour la paix et l’amitié entre les peuples. » Emmanuel Macron appelle au multilatéralisme, au patriotisme et aux frontières ouvertes, à l’opposé du nationalisme fermé; tout comme pour le sommet COP21 en faveur du climat et de la sauvegarde des conditions de vie sur la planète terre. Appel à tous les chefs des nations de prendre ce serment de placer la Paix au-dessus de tout.

Le 11 novembre 1918, ils signèrent l’Armistice, avec la résolution que « plus jamais personne ne mourra dans les tranchées et les combats ». Deux décennies plus tard, la Deuxième Guerre mondiale fut déclenchée. Le monde entier fut impliqué. Finalement au 20e siècle (1900-1999), on note 100 millions de morts dans 2 guerres mondiales et 50 autres guerres et génocides.

Durant la Première Guerre mondiale, un milliard d’obus ont été tirés sur le territoire français. Devant le rappel de ces massacres, comment ne pas pleurer ? Quelle triste condamnation du genre humain, qui a hérité de cette rare et magnifique planète bleue où la vie (tel qu’on la connait) est possible. On note néanmoins ces extraordinaires sacrifices et bonnes actions, ces vies exemplaires d’amour et de service, qui exemplifient la bonté et le futur du genre humain.

De magnifiques paroles certes des chefs d’État et de gouvernements en faveur de la PAIX ; mais alors que ‘France 24’ couvrait l’événement à l’Arc de Triomphe d’autres nouvelles défilent : 61 morts au Yémen, 41 morts en Somalie… WHEN WILL THEY EVER LEARN ? comme va le chant de notre amie Joan BAEZ (Where have all the flowers gone ?). On pourrait dire ‘business as usual’- quand on n’est pas d’accord on bombarde, on tire au Kalachnikov, on tue ! Il y a une autre voie, celle du dialogue et de la réconciliation. « Heureux ceux qui procurent la paix, ils seront appelés enfants de Dieu » (Matthieu 5,1-12).

Nous avons prié hier matin à l’Église de St-Clément pour la commémoration de ce Jour du Souvenir (Remembrance Day) et à l’occasion d’autres cérémonies, au Monument aux Morts du Collège Royal, et lors de la messe pour la Paix à la Cathédrale St-Louis. Nombreuses sont ces messes pour la Paix à travers le monde.  Reprenons – et vivons – cette prière que nous propose le Pape François :

« Nous voulons tous la paix. Et, plus que quiconque, ils la veulent ceux qui souffrent de l’absence de paix. Nous pouvons nous exprimer avec des paroles magnifiques, mais si, dans notre cœur, il n’y a pas de paix, il n’y en aura pas dans le monde. Avec zéro violence et 100 % de tendresse, construisons la paix évangélique qui n’exclut personne. »

Et planifions déjà 2019, année des élections à Maurice. Avec cette résolution de bâtir des programmes politiques, des agendas, sur la vérité, dans la lumière et dans le respect des autres. En se rappelant que la politique partisane, loin d’être des champs de bataille entre partis, n’est que de différentes voies proposées au service du pays et de la population.

*  Signé dans un wagon le 11 novembre 1918