Le jour de la Saint-Valentin marquait également les 100 ans de Suzanne Dantier, née Marcel. Cette Mauricienne originaire du village de Rose-Belle est en effet née un 14 février… Vendredi dernier, c’est donc entourée de ses proches, parents et amis – ainsi que de la ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo et d’officiels de ce ministère –, que la centenaire a soufflé ses bougies, à Quatre-Bornes, où elle vit désormais.
Fille unique de Willy Marcel et d’Hortense Mericie Suzanne, Suzanne Dantier avait trois frères, tous décédés. À l’époque, son père travaillait comme Platform Inspector tandis que sa mère, elle, était sage-femme dans des cliniques. Suzanne Dantier a fréquenté l’école primaire de Rose-Belle, où elle a terminé sa sixième. Elle a perdu son père, Willy, alors qu’elle n’avait que cinq ans.
En 1946, elle épouse Pierre Yves Dantier, qui est employé comme “chef de section” sur la propriété sucrière de Rose-Belle. Le couple a cinq enfants : trois filles et deux fils, lesquels lui ont donné pas moins de dix petits-enfants et huit arrière-arrière petits enfants.
Suzanne Dantier s’était engagée comme enseignante du primaire. Mais en 1957, elle tire sa révérence. Pour occuper son temps libre, elle s’attelle à des travaux de broderie, de crochet et de canevas. D’ailleurs, dans son entourage, elle était très appréciée et prisée pour ses talents de couturière et ces travaux d’artisanat.
Suzanne Dantier n’est pas une centenaire comme les autres. Et pour cause, car ce n’est que récemment – plus précisément l’an dernier alors qu’elle avait déjà atteint l’âge respectable de 99 ans –, qu’elle a stoppé ses activités de couturière. Et l’on sait tous à quel point broder, faire du crochet et du cannevas requièrent une vision très pointue… Pourtant, rien n’avait jusque là découragé cette passionnée de couture, jusqu’à ce que sa vision ne commence à être affectée.
Pour autant, pas question pour elle de rester les bras croisés. Aussi la centenaire, qui habite désormais avec sa fille Nicole Marie-Jeanne, à Quatre-Bornes, s’est trouvée une nouvelle passion : le jardinage ! Outre d’accorder son temps aux plantes, qu’elle adore, Mme Dantier éprouve également beaucoup de plaisir à exécuter des mots croisés, un passe-temps qui lui permet de garder actifs tous ses neurones.
Si elle souffre d’une légère surdité et d’une vision altérée, ce qui est fréquent chez les personnes de son grand âge, la nouvelle centenaire se déplace cependant assez facilement, ne réclamant que peu d’aide. Sa chambre à coucher se trouve d’ailleurs au premier étage de la maison où elle habite, l’obligeant ainsi à emprunter les escaliers.
Selon son entourage, la centenaire « adore manger du poulet rôti » ainsi que des faratas. Également très croyante, Suzanne Dantier voue beaucoup de temps à la spiritualité. Elle associe d’ailleurs sa longévité à « ma foi inébranlable en Dieu ». Et d’estimer que « d’avoir un bon environnement familial » a contribué à la garder en bonne santé toutes ces années. Pour autant, Suzanne Dantier a déjà eu trois infarctus, ce qui l’a considérablement fragilisée. Mais cette battante ne s’est pas résignée. Et c’est avec beaucoup de détermination qu’elle poursuit ses activités… tout en se ménageant, bien sûr.