Jameel Peerally, qui a été appréhendé mercredi, a été reconduit en cellule policière après sa comparution en Cour de Bambous hier. La police ayant objecté à sa remise en liberté, il a été placé en détention provisoire à Alcatraz jusqu’à vendredi prochain. Lors de son interrogatoire durant cinq heures dans les locaux du Central CID, il a fait prévaloir son droit constitutionnel au silence en refusant de répondre aux questions.
Jameel Peerally a été inculpé sous l’article 46 de l’Information and Communication Technology Act, qui réprime des délits « of causing annoyance or needlessly anxiety to any person » et « the transmission of a message which is of a nature likely to endanger or compromise State defence, public safety or public order ». Son arrestation est intervenue mercredi matin, alors qu’il s’apprêtait à animer une protestation contre l’incarcération de l’artiste engagé Nitin Chinien.
Dans une communication transmise par mail au Mauricien, Alain Bertrand, Social Media Strategist et porte-parole de Jameel Peerally, déclare « we trust the people of Mauritius to stand strong and together as we intensify our fight against those who want to rid Mauritian citizens of their whistleblowers and freedom fighters ».
Le porte-parole de Jameel Peerally s’insurge contre le fait que lors de l’opération policière, mention a été faite d’une éventuelle tentative de se jeter devant le cortège du Premier ministre, Navin Ramgoolam. Il déclare qu’à aucun moment, il n’en a été question mais Le mauricien renvoie le porte-parole aux détails du compte Facebook de Jameel Peerally où ce détail est mentionné (voir fac-simile ci-dessous).