L’ONG Right 2 Live a déposé une plainte lundi auprès du ministère de l’Environnement concernant des Independent Power Producers (IPP) qui répandraient les cendres de leurs centrales à charbon dans des champs de cannes et sur des berges des rivières. Celle-ci fait suite aux propos tenus la semaine dernière par Somduth Dulthumun, porte-parole du Hindu Common Front et de Patrick Assirvaden, président du Parti travailliste.
« Nous nous sommes rendus à la police pour que ces deux personnes soient interrogées et que des actions soient prises au plus vite contre les IPP », a déclaré le président de Right 2 Live. Selon Rajen Valayden, ces cendres seraient très toxiques pour les humains, surtout s’agissant des agriculteurs et autres travailleurs qui en les manipulant seraient exposés à ce produit.
Se référant aux propos de Patrick Assirvaden, le président de Right 2 Live a soutenu que les IPP qui opèrent en co-génération ne respecteraient pas leur contrat selon lequel ils doivent utiliser 50 % de charbon et 50 % de bagasse afin de produire de l’électricité. « Cela démontre que les cendres sont plus toxiques que nous le pensons », a-t-il ajouté. Et aux personnes qui sont entrées en contact avec ces cendres, M. Valayden réclame un suivi médical, surtout en ce qui concerne les agriculteurs qui ont manipulé ce produit en pensant qu’il s’agit d’un engrais destiné aux plantes.
« Maurice produit du sucre selon les normes très exigeantes de l’Union européenne. Je me demande ce qui arrivera, si l’on découvre que les plantes auraient été contaminées par ces cendres. Cela peut mettre en péril notre accord sur le sucre », a-t-il prévenu. Il a demandé à la police de ne pas craindre quoi que ce soit et d’agir, avant de signifier son intention de déposer devant la Commission nationale sur l’énergie présidée par Dev Manraj.
S’agissant du projet de CT Power, M. Valayden s’est dit navré de constater qu’une partie de l’Opposition est en train de céder aux pressions exercées par les forces communales. Selon lui, il y aurait une manipulation très grave des besoins du pays en termes d’énergie. « Patrick Assirvaden a affirmé que les 140 mégawatts additionnels ont été évoqués en 2005 en considérant les projets tels Jin Fei, NeoTown et la ville satellite de Highlands. Nous réclamons une nouvelle évaluation de nos besoins en énergie et que l’État soit le seul responsable de notre politique énergétique », a-t-il fait ressortir. Il a également indiqué avoir demandé aux banques commerciales de ne financer aucun projet de production d’électricité ayant recours à des produits fossiles.