« Maurice a été enlevée de la liste noire de l’Union européenne, dans laquelle elle avait été placée en juin dernier », a annoncé le ministère des Finances hier. L’Union européenne (UE) avait en juin 2015 constitué une liste de 30 pays non coopératifs, dont Maurice faisait partie. Cette inclusion avait été décriée par le gouvernement mauricien, qui avait cité les actions et les engagements pris par le pays en matière de bonne gouvernance et de transparence au plan fiscal.
Vishnu Lutchmeenaraidoo avait adressé une lettre pour exprimer l’insatisfaction du pays au Commissaire européen des Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. « J’avais réagi très fermement lorsque l’Union européenne avait pris la décision d’inclure Maurice dans une liste des pays non-coopératifs en matière d’échange de renseignements. J’avais dénoncé cette décision au siège de l’OCDE à Paris le 23 juin dernier où je m’étais rendu pour, justement, signer une convention multilatérale sur l’échange de renseignements (Multilateral Convention on Exchange of Information) », a affirmé le ministre des Finances dans un communiqué hier.
Vishnu Lutchmeenaraidoo avait dès lors relevé les efforts du pays en termes de transparence, en adoptant et respectant les nouvelles règles et normes des institutions internationales. Maurice ne méritait aucunement, selon lui, de figurer sur cette liste noire. « Maurice continue pour sa part à se doter de meilleures pratiques et à adopter les normes internationales les plus rigoureuses pour prévenir les possibilités d’abus au sein de son centre financier », précise le communiqué du ministère des Finances.
La liste noire de la Commission européenne était constituée de pays non coopératifs désignés par les États membres de l’UE. L’Italie et l’Estonie ont enlevé Maurice de leurs listes noires respectives et L’OCDE avait jugé cette liste de juin 2015 inappropriée. Pour cause, elle ne tenait pas compte des derniers progrès accomplis par certains pays dans leurs efforts à rehausser leurs normes et pratiques d’échanges de renseignements et en matière de transparence. L’OCDE et d’autres instances internationales avaient engagé à cet effet un dialogue avec la Commission européenne.