Prakash Bhunsee, conseiller de village et de district de Centre-de-Flacq, réclame, depuis quelque temps, l’aménagement d’une galerie dans son village et des améliorations à la gare routière afin de faciliter la tache des voyageurs. « Notre village mérite plus de considération de la part du gouvernement car il compte près de 40 000 habitants et il est très important dans l’est du pays », dit-il.
Prakash Bhunsee veut une galerie à Centre-de-Flacq pour offrir, dit-il, un espace aux artistes où ils pourraient exposer leurs oeuvres, dessins, sculptures et autres peintures. Cet espace serait aussi ouvert aux PME et autres petits fabricants qui pourraient exposer leurs produits au public. La galerie devrait accueillir également des musiciens de la région qui se produiraient devant 100 à 200 personnes. « Ce sont des jeunes étoiles qui montent et qui ne peuvent louer de grands espaces pour se produire. Nous devons les aider », fait-il ressortir.
Poursuivant, Prakash Bhunsee estime que les élèves des sept collèges de Centre-de-Flacq pourraient aussi exposer leurs travaux à la galerie et se produire dans les domaines des arts et des loisirs. « Chaque mois, on pourrait ainsi avoir des activités scolaires », dit-il, avant de déplorer l’absence de telles galeries dans les régions rurales. « J’ai fait part de mon idée au conseil de district, au ministère concerné et à la National Development Unit (NDU). J’attends », souligne notre interlocuteur, qui vise aussi la création d’emplois à travers des activités à la galerie pour divers types d’entrepreneurs.
Selon lui, la galerie devrait attirer le grand public, les jeunes, les élèves, les habitants mais aussi les touristes qui viennent à Centre-de-Flacq visiter le marché. « L’espace ne manque pas à Centre-de-Flacq. Cette galerie peut être construite à l’emplacement de l’ancien bazar de Flacq qui a été rasé illégalement par le conseil de district. Ce n’était pas un bâtiment délabré ; l’espace est libre maintenant », fait-il ressortir.
Au sujet de la gare routière, Prakash Bhunsee déplore que les voyageurs par autobus doivent encore aujourd’hui « tap lor bis » pour connaître les heures d’arrivée et de départ de tel ou tel autobus. « N’est-il pas temps de faire installer des tableaux électroniques où s’afficheraient les heures de départ et d’arrivée des autobus ? Les voyageurs ne doivent pas aller voir le chef de gare pour savoir ki bis kot li ale, kot li pase ek ki ler li arive ». Le conseiller déplore aussi que les autobus prennent actuellement tout leur temps avant de démarrer.
Au sujet de la sécurité, le conseiller souhaite l’installation de caméras de surveillance pour empêcher le vagabondage, les vols et autres délits. « On fait installer des caméras dans les bureaux, pourquoi pas sur un bus terminal qui est fréquenté par le grand public ? Il y a des problèmes presque tous les jours ici. Les médias en parlent toujours, des employés d’autobus sont agressés, des jeunes se bagarrent entre eux, les caméras vont les dissuader de mal se comporter à la gare. Elles vont également contrôler les parkings illégaux », estime Prakash Bhunsee.