Le centre de loisirs de Cité Saint-Luc à Forest-Side, Curepipe, privé de tout développement depuis des années, est décrit par les habitants comme « l’éléphant blanc du quartier ». Lors de la réunion du conseil mercredi, le maire Mario Bienvenu a déclaré au conseiller mauve du Ward 4 (Forest-Side) Kervin Ramma qu’une enquête est actuellement menée en vue de découvrir à qui appartenait ce bâtiment.
« Le centre de loisirs de Cité Saint-Luc n’est pas une propriété de la municipalité de Curepipe », a déclaré Mario Bienvenu en réponse à la question du conseiller mauve du Ward 4 Kervin Ramma. Le maire de la ville lumière qui n’a pu fournir des informations sur le propriétaire de ce bâtiment, privé de développement depuis sa création et géré par les forces vives, a annoncé qu’une enquête est actuellement menée en ce sens.
Inauguré le 27 juin 1999 par le ministre du Tourisme d’alors, Jacques Chasteau de Balyon, comme l’indique la plaque, le centre de loisirs de Cité Saint-Luc, situé à l’avenue des Goyaviers, est dans un état de délabrement avancé. Il serait, selon les habitants, « l’éléphant blanc du quartier ». « Li finn kre kouma dir ziss pou bouss lizie. Li napa finn ena enn suivi nanie. Tou so bann materiel finn ale. Enn lepok pa ti mem kone ar ki sann la lakle cent ti ete », expliquent-ils.
Même si aucune autorité compétente ne s’est « officiellement » manifestée comme étant la « responsable » de la gestion des activités qui s’y tiennent, ce sont les forces vives de la localité qui s’en occupent. Longtemps absentes dans ce quartier situé à la périphérie de la ville lumière et comptant 200 familles, les forces vives regroupées au sein de Solidarité St Luc travaillent d’arrache-pied pour son développement. « Le centre de loisirs reprend petit à petit vie, mais avec l’aide de la municipalité ou des ministères concernés, il est clair que nous aurions pu abattre un travail plus important », explique un membre.
En 2010 lors d’une visite de Mireille Martin, alors PPS, en compagnie du candidat de Ptr-PMSD Edley Chimon, l’actuelle ministre du Développement de l’enfant avait fait comprendre que la mise en place d’un comité de gestion pour ce centre de loisirs était primordiale. « Zot bisin anregistre zot kouma enn groupman pou ki zot kapav benefisie tout sort led », avait-elle précisé. « Ce qui est chose faite aujourd’hui. Or, nous ne constatons toujours aucun changement », lance un habitants qui était présent lors de ce site visit.
Selon les renseignements recueillis par Le Mauricien, la « non-paternité » de l’édifice empêche la municipalité d’aller de l’avant avec des activités et des développements dans le quartier. « Il est sous la tutelle d’aucun organisme », soutient un cadre de la municipalité. Pour les habitants de Cité Saint-Luc, « la volonté de voir bouger les choses est là, mais sans l’aide des autorités compétentes, nous n’arriverons pas à grand chose ». Ils soulignent ainsi l’importance que « le centre de loisirs trouve preneur. Autrement, les efforts des forces vives n’auront servi à rien ».