Cela fait plus d’une année que le Centre médico-sportif, à Vacoas, ne dispose pas d’un médecin responsable du service qui est offert aux sportifs. Il nous revient que depuis le départ à la retraite du Dr Khemraj Dassyne en février 2012, les sportifs sont contraints vers le privé pour valider leurs résultats d’examens médicaux obtenus auprès du personnel médical du centre.
Normalement, c’est le médecin chargé du centre médico-sportif qui valide les documents, résultats et autres certificats médicaux qui permettent aux sportifs de renouveler leur licence ou de certifier qu’ils sont physiquement aptes à l’effort pour concourir à des compétitions. En l’absence d’un médecin, les infirmiers en poste se trouvent contraint d’assurer un service limité n’étant pas d’habilité à prescrire des médicaments, ni à procéder à l’examen des cas. Par contre, le personnel médical peut procéder à des tests à la demande des fédérations sportives en faveur de leurs sportifs. Mais les résultats, une fois obtenus, ont besoin d’être validés par un médecin privé aux frais des sportifs, avons-nous appris.
Dans les cas nécessitant des soins plus approfondis, ils sont normalement référés par le service médical à l’hôpital qui, après examens, leur prodigue les soins appropriés. Mais toujours est-il que la présence d’un médecin au centre aurait premièrement fait éviter aux sportifs un détours à l’hôpital pour obtenir, qui plus est, les mêmes soins, mais encore elle leur ferait perdre moins de temps dans le cas où les sportifs ont des obligations professionnelles.
Dans une année où les Jeux de La Francophonie (6-15 septembre à Nice) constituent l’événement phare du sport mauricien et que les préparatifs aux Jeux des îles 2015 sont censés déjà en branle, les cas de blessures pourraient malheureusement s’avérer plus fréquents. Il est pour le moins urgent de résoudre ce manquement qui, autrement, pourrait porter préjudice aux porte-drapeau.