– Pradeep Roopun annonce que le musée de l’esclavage sera bientôt une réalité.

Pradeep Roopun, ministre des Arts et de la Culture, a procédé mardi matin au lancement d’un guide pour les gestionnaires de sites et itinéraires d’histoire et de mémoire sur l’esclavage mardi au Centre Nelson Mandela à la Tour Koenig, Pointe-aux-Sables. Ce lancement a été fait simultanément dans dix pays à travers le monde. Le ministre a aussi annoncé que le musée de l’esclavage, qui sera situé à l’ancien hôpital militaire, à Port-Louis, sera bientôt une réalité, affirmant que le Premier ministre, Pravind Jugnauth s’occupe personnellement du dossier et qu’un comité présidé par Jean Max Simonet, Secretary for Public Service, a été mis sur pied.

Le rapport final sur le musée intercontinental de l’esclavage, entrepris par la firme italienne STEYET, est déjà prêt et contient les études préliminaires, le concept, le design et les données techniques. Le comité sur la Route de l’esclave, un projet de l’Unesco présidée par Le Dr Vijaya Teelock, comprendra des chercheurs et des historiens de renom international. Le centre Nelson Mandela pour la culture africaine qui possède déjà des documents sur la traite négrière fera partie du projet.

Pradeep Roopun a indiqué que l’île Maurice « bénéficie de la confiance de l’Unesco concernant le dossier la route de l’Esclave ». En juillet 2017, Maurice a abrité les assises de la conférence ministérielle régionale sur la protection de l’héritage culturel. Durant la même année, notre pays a accueilli la première réunion de comité scientifique sur la route de l’esclave et l’année dernière. Maurice a présidé la 13e session du comité intergouvernemental sur la sauvegarde de l’héritage culturel immatériel.

Le guide analyse de manière comparative les expériences dans la préservation et la promotion des sites et itinéraires de mémoire à travers le monde. Son principal objectif est de contribuer au renforcement des capacités des gestionnaires de sites et d’itinéraires de mémoire. C’est sur une proposition de Haïti et de pays africains que l’Unesco a lancé en septembre 1994 à Ouidah au Bénin, le projet la Route de l’esclave.

La diversité culturelle vise à préserver la pluralité des langues, des religions, des traditions et aussi de renforcer l’unité dans la diversité. Le dialogue interculturel constitue un élément clé pour la paix et l’harmonie.

Pradeep Roopun s’est dit heureux qu’il ait eu le privilège de lancer en novembre 2017, avec le président du projet de la route de l’esclave, Ali Moussa Iye, l’ébauche du guide du village de Le Morne.

Jean-François Chaumière, le président du centre Nelson Mandela et le Dr Vijaya Teelock, se sont également adressés à l’assistance. Jean-François Chaumière a précisé que plusieurs recommandations de la Commission Justice et Vérité ont été mises en pratique et que Maurice regorge de sites historiques sur l’esclavage dont Pamplemousses. Le Dr Vijaya Teelock a annoncé que 400 sites ont été répertoriés à travers le monde et que l’Unesco dans son guide a retenu seulement dix sites.