La Federation of Hotel Taxis Associations (FHTA) est montée au créneau pour dénoncer le contrat alloué pour un centre de “fitness” privé dans l’est. Selon ses porte-parole, Eastern Stone Crusher Ltd, appartenant à la famille Woochit, est une concasseuse située à Petite-Retraite, Laventure, où le nouveau centre de “fitness” a été érigé. Ils s’interrogent sur l’expertise dans ce domaine de cette compagnie opérant dans la construction.
Les trois centres d’examen de véhicules privés seront opérationnels à partir du mois prochain. Des voix s’élèvent sur un contrat en particulier, celui alloué à Eastern Stone Crusher. Atma Shanto, négociateur de la FHTA, explique : « selon l’enregistrement auprès du Registrar of Companies, cette compagnie opère dans la construction. Les actionnaires sont des membres de la famille Woochit et le bureau se trouve à Triolet. » Il se demande donc comment cette compagnie a obtenu l’expertise nécessaire pour gérer un centre d’examen de véhicules. « Nous réclamons l’ouverture d’une enquête à ce sujet. » Il ajoute que le gouvernement fait fausse route en allant de l’avant avec la décision de privatiser les centres de fitness. « Une compagnie privée a pour objectif de faire des profits. Nous constatons déjà que le prix a été revu à la hausse. C’est donc avec un esprit de business et non de service que ces compagnies opéreront ces centres. »
De plus, Atma Shanto s’interroge aussi sur « l’expertise » des opérateurs de l’Eastern Vehicle Examination Centre, se demandant même si le centre produira des “rocksand” et “macadam”. Il considère que la situation est « très grave ».
La FHTA se prononce contre la privatisation des centres d’examen en général. Les deux autres seront gérés par Autocheck, un partenariat entre les patrons de l’United Bus Service et de la Triolet Bus Service, et SGS (Mauritius Ltd). « Nous sommes contre la privatisation car il y a des manques à gagner pour le pays. Prenons le cas de Mauritius Telecom. Si le gouvernement avait conservé ses parts au lieu de les vendre à France Telecom, tout l’argent qui quitte aujourd’hui le pays aurait pu être investi dans des travaux d’infrastructures par exemple. »
Rappelons que la décision d’ouvrir trois centres d’examen de véhicules privés avait été prise par l’ancien gouvernement. Les contrats ont été alloués sous ce même régime. Dans un premier temps, l’actuel gouvernement avait envisagé de ne pas aller de l’avant avec ce projet, avant de revenir au projet initial.
Les trois centres seront opérationnels à partir du 15 août. L’augmentation de Rs 200 des frais pour l’examen des véhicules provoque des grincements de dents chez les automobilistes. La FHTA prévoit des actions pour contester cette situation, la privatisation et surtout le cas de l’Eastern Vehicle Examination Centre.