Les établissements scolaires du secteur primaire s’apprêtent, après les autres écoles, à recevoir la visite des offi ciers de la commission électorale (CE), en vue des prochaines législatives, à n’importe quel moment. Chaque école, transformée en centre de vote, quelques semaines, voire au minimum une semaine avant la tenue des élections générales est ainsi inspectée. Ils doivent faire un constat minutieux des lieux et vérifi er les facilités existantes dans l’établissement pour que tout se passe au mieux pour les électeurs et le personnel sur place, le jour des élections, ainsi que le lendemain pour l’exercice de dépouillement des bulletins. “La commission électorale vérifi e que les lignes téléphoniques fonctionnent, si les écoles disposent de rampe pour les handicapés, identifi e les salles de classe où seront aménagés les isoloirs et où les urnes seront gardées”, explique Jagarnaden Sunassee, président de l’association des maîtres d’école de Maurice.
Ce dernier explique encore que, le jour des élections, le bureau du maître d’école est un lieu stratégique. Celui-ci devient le bureau du Senior Presiding Officer (fonction occupée par le maître d’école, lui-même). L’organisation dans les écoles, dit-il, se passe rapidement. Et de poursuivre: “Deux jours avant ou la veille des élections, les préposés du ministère des Infrastructures publiques mettent les isoloirs en place et il ne leur faut pas plus de temps pour les enlever. Après les élections,  ce sont les caretakers des écoles qui rangent les salles de classe et nettoient l’enceinte des établissements, etc…” Par ailleurs, Jagarnaden Sunassee explique que “de manière générale, le système d’organisation est bien rodé, ce qui explique que la logistique mise en place, fonctionne pleinement pendant les élections. Et nous n’avons, non plus, jamais noté de dommage, sur le mobilier ou autre infrastructure des écoles.” La police, surtout les éléments de la Special Mobile Force, lesquels doivent assurer la surveillance des urnes acheminées dans les centres de dépouillement, après 18 heures, organisent également au préalable leur installation dans les salles de classes. “Mais, note Jagarnaden Sunassee, si la sécurité est très stricte et qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter sur la garde des urnes, les agents des candidats en revanche font souvent un peu trop. Certains passent la nuit dans les écoles.”Jagarnanden Sunassee qui compte 40 années d’expérience en tant qu’officier durant les élections, confie que les élections villageoises sont plus folkloriques que les législatives.
De son côté, Vinod Seegum, président de la Government Teacher’s Union, lance un appel à la commission électorale. “La commission doit s’assurer que la liste électorale comprenant les noms des électeurs soit scrupuleusement vérifi ée pour éviter le recours au tender ballot”, dit-il. Vinod Seegum plaide aussi pour un exercice de recrutement juste. “La commission devrait recruter, en priorité, les enseignants qui ont fait du canvassing pour établir la liste des électeurs”, insiste-t-il.