La CFTU a rendu public aujourd’hui son mémoire soumis aux partis politiques dans le cadre des prochaines élections générales. Sur la trentaine de propositions, on retient la demande visant à permettre aux fonctionnaires de faire de la politique active au niveau régional. En acceptant le financement des firmes privées, les partis politiques « se lient les mains », dit la CFTU, d’où la nécessité de se tourner plutôt vers les fonds publics pour plus de transparence.
Ce mémoire qui sera distribué aux partis politiques aujourd’hui s’inscrit dans une démarche « participative », fait ressortir d’emblée Radhakrishna Sadien, président de la confédération. Les propositions figurant dans ce document visent à un « human centred development. » Ainsi retrouve-t-on des mesures pour plus « d’égalité sociale », avec notamment l’introduction d’un salaire minimum, une révision des salaires, particulièrement dans l’industrie sucrière et l’introduction d’un système de Participatory management and profit sharing. « Il n’est pas normal que seuls les shareholders se partagent les profits. Les travailleurs qui y ont contribué doivent aussi en bénéficier », dit-il.
La CFTU se prononce également contre le « travail précaire ». Elle suggère son remplacement par le travail décent et permanent. La confédération dit en outre non à la privatisation qui « mènera à l’appauvrissement de la société. »
Dans une démarche participative toujours, Radhakrishna Sadien avance que les fonctionnaires devraient avoir le droit de se porter candidats aux élections villageoises et municipales. De même, il est souhaité que le financement des partis politiques par le secteur privé ne soit plus permis, car par la suite, ces partis se retrouvent « les mains liées. » Lall Dewnath, vice-président de la confédération est d’avis que se servir des fonds publics pour cela « permettrait plus de transparence. »
Sur le plan politique toujours, ce dernier considère dommage que jusqu’ici, l’entrée dans une IIe République a été dominée par le « partage des pouvoirs » et que la réforme électorale s’est limitée « au changement d’un seul mot. » Lall Dewnath est d’avis qu’une « réforme électorale en profondeur » est nécessaire avant la IIe République. De même, une invitation a été lancée aux partis politiques pour « faire enregistrer » leurs programmes électoraux, afin de prendre un engagement formel à réaliser les différentes mesures envers la population.
Par ailleurs, la CFTU souhaite que les syndicats puissent bénéficier des fonds CSR, que le Rodriguan Cola soit réintroduit, l’introduction de mesures pour permettre aux individus de se lancer dans les énergies renouvelables, l’éducation préscolaire gratuite pour tous ainsi que des subsides à 100 % sur les frais d’examens de SC et de HSC pour tous, entre autres.
De même, la confédération ne souhaite pas voir la réintroduction de la National Residential Property Tax (NRPT) et de la taxe sur l’épargne.