(Photo d'archives) Le Premier ministre Pravind Jugnauth s'adressant aux membres de l'Assemblée Générale des Nations Unies

A la 73e session de l’Assemblée générale des Nations unies, ce mercredi, les débats ont débuté sur l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice sur les conséquences juridiques de la séparation de l’archipel des Chagos de Maurice en 1965.

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a soutenu que cette situation devrait préoccuper « chaque membre » des Nations unies et a exhorté les états membres à voter « en faveur » de Maurice.

« Nous prions les états membres de faire respecter ce projet de résolution. Nous enverrons un message clair au monde entier que le colonialisme ne peut plus être toléré », a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement s’est montré très critique envers le Royaume-Uni, affirmant « être déçu » par leur position.

« Retour en 1965 ».

Pravind Jugnauth a réitéré que le Royaume-Uni doit mettre un terme le plus vite possible à l’occupation des Chagos et respecter le droit international, expliquant que la CIJ a clairement déterminé que le processus de décolonisation n’a pas été complété.

« L’éviction forcée des habitants de l’archipel des Chagos constitue aujourd’hui un triste chapitre de l’histoire humaine. L’avis du CIJ a donné à ses ressortissants une lueur d’espoir ».

« Améliorer la vie des Chagossiens »

La représentante permanente du Royaume-Uni, Karen Pierce, a quant à elle indiqué que le Royaume-Uni a décidé de ne pas appuyer cette résolution. « Toutefois, nous sommes déterminés à améliorer la vie des Chagossiens pas seulement à Maurice mais également aux Seychelles ».

La représentante permanente du Royaume-Uni, Karen Pierce

Elle a invité les autres pays à voter contre cette résolution, ajoutant que « ce n’est pas une question de manque de respect sur la question de la décolonisation. Nous sommes conscients de son histoire ».

Karen Pierce a estimé ne pas contester l’autorité de la CIJ, mais « il est question d’un différend bilatéral. L’avis de consultation ne tient pas en compte des questions factuelles et matérielles ».

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