Le comité composé des dirigeants des partis représentés au Parlement, présidé par le Premier ministre, se rencontrera la semaine prochaine, a annoncé sir Anerood Jugnauth à la mi-journée en réponse à une interpellation du Chief Whip Mahen Jhugroo. Il a par la même occasion affirmé que les représentants chagossiens pourront soumettre leurs points de vue et leurs propositions par écrit.
Le Chief Whip avait, dans son interpellation, demandé au Premier ministre de préciser si la communauté chagossienne sera partie prenante dans les démarches entreprises par le gouvernement à la suite du jugement de la Cour permanente d’arbitrage.
Le Premier ministre a renouvelé la position mauricienne à l’effet que l’archipel des Chagos fait partie intégrante du territoire mauricien. Tous ceux qui sont nés aux Chagos avant et après 1965 ont donc la nationalité mauricienne. « Mon gouvernement est profondément touché par les souffrances encourues par les citoyens mauriciens d’origine chagossienne à la suite de l’excision illégale des Chagos du territoire mauricien, avant l’accession à l’indépendance », a-t-il dit.
Le Premier ministre a rappelé que le gouvernement étudie attentivement le jugement de la Cour permanente d’arbitrage concernant les Chagos. « In the coming period, we would define the steps that would now need to be taken to give effect to the sovereignty of Mauritius over the Chagos archipelago and to our rights overt the Archipelago, including those relating to fisheries, ans oil and minerals which the Arbitral Triunal unanimously affirmed », a-t-il dit.
Le Premier ministre a aussi précisé que la lutte pour l’exercice de la souveraineté mauricienne sur l’archipel des Chagos et le droit de retour des citoyens mauriciens, incluant ceux d’origine chagossienne, de retourner aux Chagos sont indissociables. Il a ensuite affirmé que toutes les propositions des Chagossiens sont les bienvenues. Ces propositions peuvent êtres soumises au bureau du Premier ministre par écrit. Il affirme d’ailleurs avoir adressé une lettre à ce sujet à Olivier Bancoult qui lui avait écrit après le jugement de la Cour permanente d’arbitrage.