La Grande Bretagne a été sévèrement condamnée en des termes catégoriques par la Cour internationale de Justice (CIJ) ce lundi 25 février concernant son occupation illégale des Chagos. Cette décision a été adoptée par une majorité de 13 contre un.

La Grande Bretagne a, en effet, était sommée de mettre un terme « dans les plus brefs délais » à l’occupation des Chagos, territoire de Maurice.

« United Kingdom is under obligation to bring an end to administration of Chagos as quickly as possible and thereby allow Mauritius to complete its process of decolonization », a déclaré le juge Abdulqawi Ahmed Yusuf.

Ce dernier a également fait appel à la communauté internationale pour coopérer en vue de parachever la décolonisation de Maurice.

Auparavant, le juge Abdulqawi Ahmed Yusuf a affirmé que la CIJ pouvait donner un « advisory opinion » sur les deux questions déposées par la partie mauricienne. Une condition qui a été unanimement adoptée par la CIJ.

D’ailleurs, contrairement à ce qu’ont argué certaines parties, les juges ont trouvé qu’il n’y a « no need to reformulate » les deux questions. La première étant en « full within framework of decolonization » et la seconde « clearly linked » à la première.

De plus, la CIJ statue que le processus de décolonisation de Maurice « was not lawfully made » suite au détachement des Chagos. « This detachment was not based on free and self will of the people concerned ».

La CIJ relève que « the Premier (NdlR, Seewoosagur Ramgoolam) agreed«  au principe de « detachment », et ce sur le principe que les Chagos ne soient pas « given to any third party » et soient restitués à Maurice à un moment donné, soit quand l’archipel ne servira plus à des « defence purposes ».

Le juge Abdulqawi Ahmed Yusuf a également relevé que « UK fully accepts » que le traitement infligé aux Chagossiens dans le processus de décolonisation était « shameful and wrong », citant dès lors la partie Britannique.