L’allusion à une éventualité quant à la possibilité que la formule de co-gestion sur Tromelin soit appliquée aux Chagos a fait l’objet de précisions émanant du Prime Minister’s Office au retour du Premier ministre, Navin Ramgoolam, ce matin, du sommet Etats-Unis/Afrique de la semaine dernière à Washington.  Un communiqué de peesse publié cet après-midi vient rectifier l’impression se dégageant à cet effet suite à une communication officielle du service de presse du PMO la semaine dernière en marge des discussions à Washington, en particulier suite à la rencontre entre Navin Ramgoolam et la National Security Adviser du président Barack Obama, Susan Rice.
« Alors que l’accord entre Maurice et la France portant sur la cogestion de Tromelin a été évoqué durant cette rencontre, le Premier ministre n’a, à aucun moment, suggéré qu’une formule similaire devrait ou pourrait être dégagée par rapport à l’archipel des Chagos », soutient le PMO dans le dernier communiqué en date de cet après-midi.
Le Bureau du Premier ministre s’appesantit sur le fait qu' »en vertu de la législation mauricienne et du droit international, l’archipel des Chagos, y compris Diego Garcia, fait partie intégrante du territoire mauricien ». Le gouvernement, tout en faisant état des efforts pour exercer effectivement la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos, ajoute que « c’est dans cette optique que le Premier ministre a demandé, lors de sa rencontre avec le Dr Rice, que Maurice soir partie prenante dans les négociations qui démarreront entre les Britanniques et les Américains en vue du renovellement du bail sur l’archipel des Chagos. »
En conclusion, le PMO rappelle que « l’accord conclu entre Maurie et la France sur la cogestion de Tromelin est sans préjudice de la souveraineté de Maurice sur Tromelin ».
L’annnoce officielle initiale au sujet de l’accord de cogestion à la Tromelin par rapport aux Chagos a suscité un « embarras » dans le camp mauricien et depuis la fin de la semaine dernière, il était question de trouver un Face Saving Device pour corriger « cet écart dans le compte rendu officiel des discussions américano-mauriciennes ».
Affaire à suivre…