La cycliste Kimberley Lecourt a été exclue de la sélection de cyclisme pour les championnats d’Afrique, qui se tiendront en février prochain à Pietermaritzburg en Afrique du Sud. Elle a quitté le camp d’entraînement dirigé par Jean-Pierre Van Zyl, d’où sa mise à pied.
C’est à travers une lettre datée du 26 janvier dernier que Kimberley Lecourt a appris qu’elle a été écartée de la sélection en vue des championnats d’Afrique. On peut y lire que la cycliste a été pénalisée pour « indiscipline of (your) departing from the camp […] ». Le comité directeur de la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC), s’étant réuni la semaine dernière, a donc décidé de l’exclure de la compétition, déclarant que ce stage devait au départ lui permettre de se préparer et progresser en vue des championnats d’Afrique. « You failed to understand that you were privileged to be the one to beneficiate of this opportunity », peut-on encore lire dans la lettre.
La FMC souligne également que cette situation l’a mise dans l’embarras vis-à-vis de l’Union cycliste internationale (UCI). « In doing so, you have also penalised other athletes who could have benefitted from the camp and further to the explanations of the training camp UCI officer, you have put the Federation into an embarrassing situation on towards UCI ».
Toutefois, dans un courriel envoyé à la FMC, la cycliste déclare « accuser avec beaucoup d’étonnement et de dégoût la lettre datée du 26 janvier 2015 ». Elle avance que la décision est venue après une discussion avec le responsable du centre, Jean-Pierre Van Zyl, « qui a approuvé cette décision, car c’était meilleur pour moi et mon entraînement », fait-elle ressortir. Selon elle, elle aurait souhaité attendre une réponse de la FMC avant de quitter le centre de Potchesfroom, mais le responsable du centre lui aurait « dit que ce n’était pas nécessaire ».
Elle s’en excuse auprès de la FMC, demandant que l’instance cycliste revoie sa position quant à sa participation aux championnats d’Afrique. Un objectif pour lequel elle travaille depuis de nombreuses années. « Si vous considérez que j’ai fauté, je m’en excuse. Je considère la décision de m’enlever la chance de participer aux championnats d’Afrique, chose pour laquelle je m’entraîne depuis plusieurs années, comme étant une décision très, très dure de votre part ». En fait, le départ de Kimberley Lecourt est venu sur le tapis au Centre UCI en Afrique du Sud dès le 12 janvier. Elle aurait comparé son niveau à celui des autres participantes du stage, arguant qu’il serait trop faible pour elle.
Dans un courriel adressé à la FMC, Jean-Pierre Van Zyl a relaté les faits. La cycliste aurait demandé des privilèges que le directeur ne pouvait accorder. « I made it very clear that this is a training camp », écrit Jean-Pierre Van Zyl. De plus, elle aurait été trouver l’entraîneur après une séance en classe pour faire encore ressortir que les autres filles n’étaient pas à son niveau et qu’elle préférait s’entraîner. « After several discussions regarding this issue, I also felt it would be better for her and for us if she leaves the training camp ».
Dans l’entourage de la cycliste, on trouve également la décision très dure. « Je ne contesterai pas cette décision. Mais je la trouve très dure », laisse entendre Bernard Lecourt, le père de la cycliste. Pour rappel, ils étaient deux cyclistes mauriciens, Kimberley Lecourt et Yoan Pirogue, à s’être rendus au Centre de l’UCI en Afrique du Sud afin de préparer les championnats d’Afrique sur route dans deux semaines à Pietermaritzburg. Jean-Pierre Van Zyl a d’ailleurs reconnu que les deux coureurs avaient un excellent potentiel.
La décision d’exclure la cycliste appartient à la FMC. Mais on pourrait reprocher à la fédération de ne pas avoir traité ce cas plus vite. Car dans la série de courriels envoyés, il y a environ deux semaines de décalage entre la première communication de Kimberley Lecourt et la réponse de la FMC. Une action plus rapide aurait été souhaitable…