Pratna Jalim et Ivanna Desscann, les deux pongistes mauriciennes engagées aux championnats d’Afrique cadets, sont rentrées d’Algérie avec la médaille de bronze du tournoi par équipes autour du cou. Les deux joueuses ont réussi l’exploit de s’intercaler derrière les puissances continentales pour terminer sur la troisième marche du podium.
L’exploit est de taille. L’année dernière, ce même duo avait rapporté une médaille de bronze lorsque Maurice avait abrité à Beau-Bassin les championnats continentaux. Mais cette année, le Nigeria, absent en 2015, est venu jouer les trouble-fête.
Pour arriver à la médaille de bronze, les Mauriciennes ont dû d’abord terminer à la deuxième place du groupe 1. Une victoire sur le Maroc leur donnait le boost nécessaire, mais face à l’Algérie, une des favorites de la compétition, les protégées de Patrick Sahajasein courbaient l’échine en quatre rencontres (3-1).
Mais fortes de leur succès, elles se retrouveront en demi-finale. Elles ont cependant échoué contre les Tunisiennes. La défaite (0-3) leur offrait cependant l’occasion de se racheter face à l’Algérie. Une occasion qu’elles ont ratée dans le match de classement en chutant sur le score de 3-1.
Mais après la troisième place en équipes, il fallait encore batailler pour le simple dames. Une épreuve pas si facile de par la densité des pays du nord de l’Afrique. Mais Pratna Jalim confirmait sa progression en chutant aux portes des demi-finales. En effet, la Mauricienne a finalement pris la septième place du tournoi individuel, alors que sa coéquipière a terminé à une modeste 11e place.
Même si l’or n’est toujours pas au rendez-vous, Rajessen Desscann, qui a supervisé avec Patrick Sahajasein l’éclosion de ces deux talents au sein du projet Baby Ping Elite, veut croire en des lendemains meilleurs pour le tennis de table local.
« À bien y voir, cette médaille de bronze reflète une chose : nous arrivons à rivaliser avec les meilleurs pays africains. Maintenant, il nous faut continuer sur cette voie pour viser d’autres médailles », analyse-t-il.
Pourtant, Maurice doit encore patienter et accentuer la formation de sa jeune et nouvelle élite. « Si nous arrivons à nous positionner au pied du podium, c’est qu’il y a bien une raison à cela. À l’Association mauricienne de tennis de table, nous sommes convaincus que nous pourrons progresser et nous arriverons petit à petit à nous mettre au niveau des pays du nord de l’Afrique », conclut le technicien.