Deux tireuses mauriciennes seront en quête de consécration mondiale en octobre prochain. Lors de la phase qualificative des championnats du monde de boxe française, Sharone Clair et Lorenza Berry ont acquis leur visa pour ces finales mondiales. La première nommée, du Club de Pailles, sera opposée chez les -75 kg à la Croate Radic Nives, tandis que Lorenza Berry, sociétaire du club de Grande Rivière, affrontera la Tunisienne Wided Younsi dans la catégorie +75 kg.
Au cours de cette phase qualificative disputée à La Roche sur Yon en France, les deux représentantes mauriciennes ont été particulièrement favorisées par le sort. À l’issue de la pesée et du tirage au sort, elles n’ont pas eu à disputer de combats, se qualifiant ainsi d’office pour les finales. Outre ces deux places de finaliste, la délégation mauricienne, qui était conduite par Sheila Sheik-Bajeet, PRO de la fédération, est revenue au pays hier avec trois médailles de bronze. Des médailles acquises par Geraldo Thomasoo (-56 kg), Brian Fils François (-65 kg) et Adriano Spéville (+85 kg).
Geraldo Thomasoo, qui a déjà décroché un titre mondial vers le milieu de la dernière décennie, a disposé successivement d’un Croate, d’un Serbe et d’un Russe, avant de s’incliner face à un Chinois en raison d’un avertissement. De son côté, Brian Fils François a pris la mesure d’un Roumain et d’un Serbe, et n’a pu repousser le challenge d’un Russe, vainqueur à la majorité des juges, tandis qu’Adriano Spéville a disposé d’un Russe et s’est incliné face à un Français.
Parmi les autres tireurs mauriciens, on notera également la prestation d’Anne-Jelina Baptiste (née Bégué), vice-championne du monde en 2011, qui a été blessée à l’oeil dès son premier combat face à une Russe et n’a pu ainsi poursuivre la compétition. Les autres engagés étaient Sherifa Cader, Rachel Counday, Olivier Lafleur, Samuel Madarbaccus, Mathieu Wong Shim et Jean-Naël Azie. La délégation comprenait également l’entraîneur national, Kursley Visenjoue, son assistant Jean-François Roussety et Martine Rose en tant qu’officielle.
Désormais, il s’agira d’accorder les facilités voulues aux deux tireuses en vue de ces échéances mondiales. D’autant que plusieurs membres de la délégation ont dû effectuer le déplacement à leurs propres frais et que ce déplacement s’est avéré comme un véritable parcours du combattant. Il reste à espérer qu’à l’issue de cette prestation d’ensemble, le ministère de la Jeunesse et des Sports accordera un meilleur soutien et une meilleure reconnaissance à cette fédération.
Le président de la fédération, Azfar Jhingut, souligne qu’il existe des possibilités qu’une des finales se déroule à Maurice. « Nous avons les infrastructures appropriées. Reste que nous disputerons pour la première fois deux finales mondiales. C’est déjà un exploit et nous y croyons ». Cette même confiance est habitée par Kursley Visanjoue. « Les deux tireuses possèdent une dizaine d’années de pratique. Elles ont certainement des chances de briller, mais il reste à espérer qu’elles bénéficient d’une préparation adéquate ».