Fabrice Bauluck (à droite) à la recherche d’un troisième sacre mondial chez les seniors

Fabrice Bauluck décrochera-t-il un troisième titre de champion du monde en low-kick ? À Sarajevo en Bosnie du 19 au 27 courant, le tireur mauricien aura de nouveau rendez-vous avec l’histoire. S’il avait prédit avec raison la consécration de son poulain lors de l’édition 2017, l’entraîneur national de kick-boxing, Judex Jeannot, fait montre de nouveau de la même confiance et de la même foi quant aux capacités du champion sortant dans la catégorie -54 kg. Il souligne également que les deux autres représentants mauriciens, à savoir Cedrick Dinally (-51 kg) et Warren Robertson (-57 kg), devraient être à la hauteur de l’événement.

Alors que la délégation qui comprendra également Sanju Bhikoo, secrétaire de la fédération, mettra le cap sur la Bosnie via Istanbul samedi, une certaine confiance règne dans le camp mauricien. « Les trois tireurs sont très, très bien », soutient Judex Jeannot. Les résultats positifs réalisés lors du récent gala face à la Turquie le mois dernier le poussent sans doute à se montrer aussi optimiste. Et ce, bien que la concurrence s’annoncera redoutable, avec notamment déjà douze tireurs enregistrés dans la catégorie dans laquelle évoluera Warren Robertson. Du côté de la catégorie -51 kg, le Russe Anton Salchak fait figure d’épouvantail, alors que la confirmation de la participation de l’Azéri Chingiz Ahmadzada chez les -54 kg est attendue.

Dans cette dernière catégorie, Fabrice Bauluck, en tant que tenant du titre, aura l’avantage d’évoluer en tant que tête de série. Depuis le gala face à la Turquie, ce tireur n’a cessé de se mettre en condition en vue de cet événement mondial. « Il est désormais fort concentré et est entré dans son univers du haut niveau. Donc, un Fabrice différent d’avant le gala. Il s’est focalisé sur l’événement et au vu de cette attitude, mon flair me dit qu’il retiendra son titre. » Cet éventuel troisième titre lui permettrait d’étoffer un palmarès déjà éloquent avec deux titres chez les juniors et sept médailles à différentes étapes de la Coupe du Monde. Selon l’entraîneur national, Fabrice Bauluck devrait évoluer à l’aise et beaucoup de confiance. Touteois, à son avis, il devra rester sur ses gardes. Outre l’Azéeri, il faudra avoir l’œil sur les Sud-Américains, car le Brésilien Rafael Spin avait atteint la finale lors de la dernière édition.

Si Fabrice Bauluck tentera de faire parler son expérience, ses deux coéquipiers essaieront de leur côté de faire valoir la fougue de la jeunesse. Warren Robertson, fort d’un sacre acquis chez les juniors la saison dernière, viendra défier ses aînés, après avoir fait valoir ses qualités lors de l’étape de la Coupe du Monde en Turquie cette année. Son adversaire le plus redoutable devrait être le Russe Vadim Koltovskoi, champion d’Europe en exercice. Quoi qu’il en soit, Judex Jeannot croit en ses chances. « Il s’est avéré redoutable lors du gala face aux Turcs et ne cesse de progresser. » Un constat qui s’applique également à Cedrick Dinally, malgré la présence d’Anton Salchak. « Il est très doué et devrait compliquer la tâche du Russe en cas de confrontation », maintient Judex Jeannot.

Les entrées obtenues jusqu’ici

Catégorie -51 kg : Cedrick Dinally, Altay Kadir (Turquie), Amine Chetioui (Maroc), Nurlan Mammadov (Azerbaijan) et Anton Salchak (Russie)

-54 kg : Fabrice Bauluck, Alexis Armand (France), Torepchi Dongak (Russie), Bilal Dural (Turquie), Emil Humbatov (Azerbaijan), Basel Jabaly (Israel), Taz Kaleippu (Etats-Unis), Ulanbek Kasymberov (Kyrgyzstan) et Jesus Garcia Williams (Mexique)

-57 kg : Warren Robertson, Avazbek Amanbekov (Kyrgystan), Kanstantsin Azaronak (Biélorussie), Abraham Calvario (Mexique), Carmo de Souza (Brésil), Vadim Koltovskoi (Russie), Gasham Mammadov (Azerbaijan), Hafez Mustapha (Palestine), Sait Oncul (Turquie), Roméo Orosco (États-Unis), Stephen Piotr (Pologne) et Giovanni Susino (Italie)