Les championnats de Maurice prévus le 6 décembre au gymnase national à Vacoas seront l’ultime rendez-vous à ne pas rater pour les haltérophiles locaux. Cette compétition, qui devrait également comporter un volet international grâce notamment à la participation de l’équipe de La Réunion, débouchera sur la mise sur pied d’une présélection mauricienne pour les Jeux des îles 2015 à l’île soeur.
« Tous les haltérophiles, ceux qui ont bien fait et ceux qui ont été moins convaincants durant la saison, sont obligés d’être là », insiste le président de la Fédération mauricienne d’haltérophilie, Poorun Bhollah. « Une présélection sera établie en vue des Jeux des îles 2015 à partir des résultats qui seront obtenus. Cette liste est appelée à évoluer au fur et à mesure que la préparation va se poursuivre ».
Si les invitations ont été lancées à plusieurs pays pour rehausser le niveau, La Réunion est à ce jour le seul à avoir confirmé la participation d’une équipe complète composée de douze athlètes, dont sept masculins et cinq féminins, indique Poorun Bhollah. L’Afrique du Sud n’a toujours pas répondu, les Seychelles sont en proie à des problèmes internes, alors que le Botswana fait face à des problèmes financiers et doit trouver des sponsors.
Reste Madagascar dont les leveurs ont remporté trois médailles d’argent et trois de bronze récemment aux 1ers championnats afro-asiatiques en Ouzbékistan. Mais selon la presse malgache, le président de la Fédération d’haltérophilie, de musculation et de culturisme, Ramananarivo Alex Harinelina, préférerait présenter une équipe jeune plutôt que ses meilleurs leveurs pour éviter de dévoiler ses batteries aux autres îles de l’océan Indien à neuf mois des Jeux.
« Un choix des plus absurdes selon les férus de cette discipline. Des férus qui n’ont que le championnat de Madagascar, les 21 et 22 décembre à Antananarivo, pour voir nos représentants aux Jeux des îles entrer en action dans une compétition officielle », souligne la presse malgache. Il nous revient que la fédération malgache manquerait elle aussi énormément de moyens financiers pour préparer comme il se doit ses représentants à l’échéance indianocéanique.