L’éducation pour le développement durable est enseignée dans de nombreuses écoles de l’île dans le but de changer le mindset des jeunes vis-à-vis de l’environnement, surtout avec le changement climatique qui remet en question notre mode de vie. La question est de savoir si l’on peut continuer à vivre comme si de rien n’était dans ce monde de plus en plus affecté par le changement climatique ou s’il faut changer notre mode vie.
« Nous sommes choqués d’apprendre que notre île paradisiaque, ou une partie d’elle, pourrait disparaître à cause de la montée du niveau de la mer. Nous avons peur, nous avons des années à vivre ; où irons-nous ? » lancent Félicia Beniff et ses quatre amies, élèves du collège MEDCO Cassis à Port-Louis, après avoir écouté leur enseignant leur parler de la catastrophe environnementale qui se prépare dans le monde. Ces élèves participent aux classes théoriques et pratiques dans la cour de l’école où ont été aménagés deux jardins – l’un endémique et l’autre potager où les élèves cultivent des légumes – ainsi qu’une unité de compostage. « Les élèves apprennent le développement durable à l’école, non seulement pour le mettre en pratique à la maison mais aussi pour disséminer les bonnes informations dans la communauté », déclare Bhagwandass Bhoyroo, Deputy Rector.
À la Rabindranath Tagore Secondary School (RTSS), à Îlot, quelques élèves sont occupés à mettre des déchets organiques dans un composteur. Ils sont en train de suivre un cours d’éducation pour le développement durable initié sous le projet Maurice Île Durable (MID). Passionnés par l’environnement et la nature, Ashootosh Jogarah, un des élèves, dit que de nombreuses choses simples qu’ils apprennent sur l’environnement et la nature en classe sont très utiles dans leur vie. « Nous ramassons les bouteilles en plastique pour le recyclage ; nous éteignons les lumières et les climatiseurs lorsque nous quittons la salle de classe. Nous ouvrons les fenêtres pour aérer les classes, ce qui réduit les dépenses de l’école. Nous plantons aussi des arbres », ajoute-t-il. Son ami, Varounen Samy, ajoute que les élèves ont changé leur attitude envers l’environnement. « Nous promettons de ramener les connaissances acquises à l’école chez nous et au sein de la communauté afin d’influencer nos familles et nos amis », déclare-t-il.