L’Université de Maurice accueille pendant trois jours un atelier de la SADC pour une meilleure gestion des catastrophes naturelles. À travers le Monitoring for Environment and Security in Africa (MESA), des outils seront ainsi développés pour identifier les risques et réagir efficacement.
Les MESA SADC Flood Services ont été présentés hier aux participants de l’atelier par le professeur Amon Murwira, de l’Université du Zimbabwe. Ce projet concerne particulièrement Maurice, qui a été touchée par des inondations ces dernières années. Dans ce contexte, le pays accueillera une “e-station”, laquelle fournira des données satellitaires, permettant une meilleure réaction de la gestion des catastrophes.
Procédant à l’ouverture de cet atelier, le ministre de l’Environnement, Etienne Sinatambou, a rappelé que les “flash floods” sont devenues courantes et que l’impact sur les petits États insulaires, comme Maurice, est très important. « Ce projet régional est géré par la SADC et financé par l’Union africaine et l’Union européenne. C’est une occasion pour Maurice d’avoir des équipements. Nous accueillons ici une “e-station” qui, à travers des données satellitaires, nous permettra d’obtenir des données précises afin de savoir où il y a des problèmes », a-t-il dit.
Etienne Sinatambou a rappelé que le World Risk Report de 2015 et 2016 classe Maurice comme 7e pays le plus vulnérable par rapport aux catastrophes naturelles, ajoutant : « Nous continuons à prendre des mesures pour faire face à cette réalité. » De son côté, Isaac Kusane, Project Coordinator du MESA SADC, a indiqué que ce projet « n’apporte rien de nouveau, mais vient améliorer les outils déjà existants », surtout en termes d’observation.