Plusieurs signes visibles viennent démontrer que le climat s’emballe. Pas plus tard que la semaine dernière, l’Inde a enregistré sa température la plus élevée, avec 51°C. Chaque mois ou presque, on bat le record en température moyenne mondiale. Les quatre premiers mois de 2016 ont été les plus chauds à la surface de la planète depuis 136 ans. Les tempêtes, à l’instar du cyclone Fantala, deviennent de plus en plus puissantes et leurs trajectoires sont moins prévisibles. Le niveau de la mer monte à un rythme plus élevé et l’érosion côtière ne cesse de s’accélérer, aussi bien à Maurice qu’à l’étranger…
“On a l’impression que le climat s’emballe”, dit Vassen Kauppaymuthoo, océanographe et ingénieur en environnement. Les signes en tout cas le laissent présager. La montée en température ne fait plus aucun doute. Le jeudi 19 mai, une température record de 51°C a été enregistrée à Phalodi, à environ 600 km de New Delhi en Inde. À New Delhi justement, la température a atteint 47°C, alors que le Gujarat a connu une température record de 48°C, la plus élevée depuis cent ans dans cette région.
Ce qui se passe en Inde est visible globalement. Depuis 2015, chaque mois ou presque qui passe devient le mois le plus chaud en température moyenne. L’Organisation des Nations Unies (ONU) a d’ailleurs confirmé que le mois d’avril 2016 a été le mois d’avril le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis le début des relevés de températures, en 1880. En avril 2016, la température était de 1,1°C au-dessus de la moyenne.
C’est le douzième mois d’affilée où les records de température sont battus. Les quatre premiers mois de 2016 ont été les plus chauds à la surface de la planète depuis 136 ans, selon l’Agence Américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA). À ce rythme, 2016 est bien partie pour dépasser 2015 et devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée. “Le premier danger concerne la santé humaine. À Maurice, nous n’avons pas beaucoup de bâtiments faits pour les endroits chauds. Cela aura un impact sur les enfants et les personnes âgées. Deuxièmement, cela augmentera la consommation d’énergie à travers la climatisation”, souligne Vassen Kauppaymuthoo.