D’ici la fin de l’année, les plans de protection de 12 plages mauriciennes seront rendus publics. C’est ce qu’a annoncé hier la directrice de l’Environnement, Dominique Ng, au Méridien Hôtel, Pointe-aux-Piments, à l’ouverture d’un atelier d’une journée sur les progrès réalisés sous le Project on Capacity Development in Coastal Protection and Rehabilitation in the Republic of Mauritius. Réalisé avec l’expertise de la Japan International Cooperation Agency (JICA), ce projet du ministère vise à doter Maurice d’un plan de protection des côtes, face aux impacts du changement climatique.
« La JICA Expert Team a effectué pendant une année des examens intensifs de nos côtes. Les données de base ont été collectées et analysées. Les conclusions de cette étude ont été compilées dans ce premier Progress Report, qui sera présenté et débattu lors de cet atelier aujourd’hui. La seconde phase de ce projet concerne l’élaboration de plans de protection de nos plages pour 12 sites autour de Maurice où l’érosion côtières est la plus prononcée. Ces plans seront finalisés d’ici la fin de l’année », a annoncé Dominique Ng. C’était en présence du ministre de tutelle, Deva Virahsawmy, du Permanent Secretary du ministère de l’Environnement Premhans Jhugroo, de M. Takahashi du JICA Madagascar Office, du Dr Hashimoto, Vice-Chief Advisor of the JICA Expert Team, de Simon Springett, UN Resident Coordinator, de Laurence Breton-Moyet, de l’Agence Française de Développement, des membres de la JICA Expert Team, entre autres.
Selon la Directrice de l’environnement, ces plans traiteront de la question de l’érosion côtière d’une manière holistique et intégrée en prenant en considération non seulement des mesures d’adaptation au changement climatique, mais aussi des questions de prévention en matière de planification et légale. « Lors de la phase finale de ces plans de protection, leur mise en oeuvre sera soutenue par les lois et des amendements appropriés aux “Outline Schemes” », a-t-elle précisé.
Dominique Ng a révélé que deux des 12 plages identifiées, Grand-Sable et Pointe-d’Esny, serviront pendant une année comme projet témoin. « Ainsi, avec les leçons apprises, ce sera plus facile de répliquer le projet sur d’autres sites ayant les mêmes caractéristiques ».
La directrice de l’Environnement a justifié ce projet de conservation des plages par les menaces qui pèsent sur nos zones côtières. « Ces dernières années, nos zones côtières se sont rapidement développées. La construction de maisons, des structures inappropriées telles que les murets sur la grève, des pratiques de pêche destructives comme la senne, les intrants en excès des pratiques agricoles, les fosses septiques défectueuses, des activités nautiques et de loisirs et l’augmentation constante des populations côtières, tout cela a contribué à la dégradation des écosystèmes côtiers et ont exacerbé l’érosion côtière ». Elle a ajouté que ces défis d’adaptation au changement climatique nécessitent une attention urgente à travers des programmes de suivi et d’augmentation des capacités.
Le Dr Hashimoto, pour sa part, a fait un survol du projet pour ceux présents. De son côté, le ministre de l’Environnement a élaboré sur les mesures prises pour préserver nos plages depuis la mise sur pied de l’Integrated Coastal Zone Management Division à son ministère depuis 2002.