Intervenant ce matin au Domaines les Pailles à l’ouverture d’un atelier de deux jours sur une évaluation des besoins technologiques  (Technology Needs Assessment – TNA) de Maurice pour atténuer les effets de changement climatique, le ministre de l’Environnement a plaidé pour le transfert de technologie pour mieux combattre ce phénomène climatique. Ce premier atelier a lieu dans le cadre de la seconde série de TNA réalisée avec le soutien technique du Riso Centre du Danemark et la Division of Technology, Industry and Economics (Paris) du PNUD.
« Comme souligné à plusieurs reprises par les parties à Convention cadre des Nations Unies pour le changement climatique (CCNUCC), le besoin d’accélérer le transfert de technologie environnementale vers les pays en développement est impératif », a lancé le ministre de l’Environnement et du Développement durable devant une quarantaine de participants à cet atelier. « Les technologies disponibles ont le potentiel d’aider à atténuer les causes du changement climatique. Cependant, leur accès et leurs tranferts doivent être facilités et effectués par des moyens multiples», a-t-il ajouté.
Selon Deva Virahsawmy, dans des actions globales, les Petits États insulaires en développement (Small Islands Developing States – SIDS) comme Maurice continueront à souffrir pendant des décennies des impacts du changement climatique. « Dans cette perspective, le gouvernement est très actif sur cette question. Malgré nos moyens limités, faire face au changement climatique est une priorité du gouvernement. Les technologies pour atténuer et s’adapter au changement climatique ne consistent  pas qu’en équipements comme les éoliennes ou des panneaux solaires, mais comprennent aussi des politiques, des développements institutionnels et comment des technologies peuvent mieux s’appliquer et s’adapter aux circonstances et capacités locales », a-t-il élaboré.
La façon dont les pays en développement s’occupent du changement climatique aujourd’hui, poursuit Deva Virahsawmy, aura une incidence directe sur les perspectives de développement d’une large section de l’humanité. Dans ce contexte, le ministre a rappelé les mesures arrêtées par le gouvernement pour combattre le changement climatique.
Mbaye Diagne, qui représentait l’Environnement and Development Action in Third World (ENDA), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et le Riso Centre du Danemark, a pour sa part rassuré que ce projet vise à produire des actions concrètes  pour promouvoir le développement. « Ces évaluations des besoins technologiques, qui sont au centre du travail des Parties à la CCNUCC, offrent la possibilité de suivre le développement dans divers domaines, en particulier les besoins en nouveaux équipements, techniques, connaissances pratiques et aptitudes nécessaires pour promouvoir un atténuation dynamique des émissions de gaz à effet de serre ou à réduire la vulnérabilité des secteurs ou des subsistances vis-à-vis des effets pervers du changement climatique », a-t-il élaboré.
La directrice du Département de l’Environnement, Dominique Ng, a pour de son côté élaboré sur les objectifs de cet atelier qui est animé principalement par Sanju Deenapanray, TNA Consultant and Mitigation Expert.
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