La conférence internationale sur les Petits États insulaires en développement, qui s’est ouverte aux Samoa le 1er septembre, prend fin aujourd’hui avec l’adoption d’une résolution, qui sera connue sous le nom de Samoa Pathway. Maurice était représentée à  cette conférence par une forte délégation dirigée par le ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell. Le Premier ministre, qui devait initialement diriger la délégation, a en effet cédé sa place à la dernière minute en raison des développements politiques dans le pays, mais également parce qu’il souhaite participer, le 23 septembre, au Sommet sur le climat convoqué par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.
Le communiqué final insiste sur l’importance d’accélérer les actions concrètes en vue de soutenir les Petits États insulaires en développement (PEID), menacés par le changement climatique. Il permet aux chefs d’Etats et les organisations présentes aux Samoa de « reaffirm our commitment to the sustainable development of small island developing States ». Et de souligner : « This can be achieved only with a broad alliance of people, governments, civil society and the private sector all working together to achieve the future we want for present and future. »
Dans une déclaration devant l’assemblée plénière de la conférence hier, le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a insisté sur le fait que la lutte contre le changement climatique n’est « pas uniquement une question de survie » pour les PEID, précisant que la communauté internationale devrait aborder ce problème comme un défi pour entreprendre une action unifiée et un effort commun pour adopter un modèle de développemnt durable. « Climate change is happening before our eyes. Rising sea levels, higher air and sea surface temperatures, and changing rainfall patterns are affecting countries worldwide. But there is no doubt that Small island developing states are more vulnerable », a-t-il souligné.
Le groupe des PEID est composé essentiellement des îles du Pacifique, des Caraïbes, de l’Atlantique et de l’océan Indien et qui, malgré leurs différences, font face à des défis similaires : petites populations, ressources limitées, vulnérabilité face aux désastres naturels et les chocs extérieurs, et forte dépendance du commerce international. La croissance et le développement des PEID sont souvent affectés par le coût élevé des transports maritime et aérien ainsi que de l’administration publique, de même que par les difficultés pour créer des économies de marché.
Pour sa part, l’ambassadeur mauricien auprès des Nations Unies, Milan Meetharban, insiste, dans une interview accordée à Reuters, sur le fait que les PEID doivent être reconnus « comme une entité » spécifique. « We’ve come a long way in terms of recognising PEID as a specific category with specific challenges. What some countries want now is what I would call institutionalisation of this recognition – a specific legal regime which will provide for PEID as a specific category. There are rather different views on what this would entail both in defining the category and what would be its benefits. » Milan Meetarbhan observe aussi que dix ans après la conférence de Maurice, les gens sont « plus conscients » des conséquences du changement climatique. « If you talk to many PEID you will hear that many of the recommendations made earlier have not been followed through. There is a lot of talk about the need for monitoring and commitments to implementing what has already been agreed. But what is important this time around is that this is very much part of the global debate. 2015 will be a crucial year. The international community will adopt a new development agenda. In this context hopefully whatever comes out of this conference will be integrated into this agenda, so that is encouraging. On the specific issue of climate change I think there is greater realisation now than ten years ago of the possible consequences of climate change and the impact on some small island states », a insisté Milan Meetarbhan.