Le Pearl Beach Resort & Spa, Flic-en-Flac, accueille à partir de demain, une réunion de trois jours de la plateforme régionale regroupant les Comores, Madagascar, Maurice, La Réunion, les Seychelles et Zanzibar (Tanzanie) pour la mise en place des mécanismes financiers de transfert des risques dans l’optique d’élaborer un plan de protection financière pour ces pays du Sud-Ouest de l’océan Indien. À l’initiative de la Commission de l’Océan Indien (COI), cette réunion est organisée sous son projet ISLANDS, qui vise à traduire dans les faits la Stratégie de Maurice, qui est la seule stratégie de développement durable des Petits États insulaires en développement (PEID).
« Les objectifs de cette réunion sont, entre autres, de rehausser le profil de la réduction des risques liés aux catastrophes dans le Sud-Ouest de l’océan Indien ; de promouvoir l’intégration de la réduction des risques de catastrophes dans la planification et la pratique du développement durable et de discuter des mécanismes financiers de transfert des risques pour la sous-région afin d’accroître la résilience face aux aléas et au changement climatique », explique au Mauricien Nad Sivaramen, spécialiste des enjeux transnationaux en Afrique et directeur de cette réunion de haut niveau auprès de la COI.
Selon notre interlocuteur, depuis plus de deux décennies, les Petits États insulaires en développement (PEID), dont Maurice fait partie, sont reconnus sur le plan mondial comme étant particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles et environnementales en général, mais aussi pour leur capacité limitée à réagir et à se remettre des catastrophes.
« Face aux catastrophes naturelles et aux dégâts financiers et économiques qui y sont associés, nos îles du Sud-Ouest de l’océan Indien sont livrées à elles-mêmes. Elles s’immobilisent — et leur économie se contracte — à chaque passage d’un cyclone, à chaque sécheresse, à chaque inondation ou à chaque alerte au tsunami. En raison du changement climatique, ces aléas tendent à s’intensifier, rendant nos pays et nos sociétés encore plus vulnérables », explique-t-on à la COI.
Toutefois, la fatalité de ce sentiment d’impuissance humaine face aux forces de la nature peut être conjurée à bien des égards, poursuit-on. Ainsi, une nouvelle approche s’est développée ces dernières années : les instruments et stratégies de transfert des risques. En raison des incertitudes entourant l’impact des catastrophes naturelles, il faut s’assurer contre les risques existants — et non pas contre les catastrophes qui peuvent ou non survenir.
Cette approche implique que les pertes économiques dues à la concrétisation d’un risque prévu ou imprévu doivent être « assurées », afin de ne pas affecter indûment les ressources de l’État et du secteur productif et ne pas freiner la stratégie de développement en cours.
« C’est dans l’optique d’élaborer un plan de protection financière pour nos pays du Sud-Ouest de l’océan Indien que la COI organise cette réunion de la plateforme régionale pour les mécanismes financiers de transfert des risques sous son projet ISLANDS (voir encadré) », explique Nad Sivaramen. Les pays participant à la plateforme régionale sont : les Comores, Madagascar, Maurice, La Réunion, les Seychelles et Zanzibar (Tanzanie).