Maurice bénéficiera du soutien de la France en vue de la rédaction de sa « contribution nationale » qui sera présentée à la Conférence des Nations Unies pour le changement climatique (COP 21) qui aura lieu à Paris en décembre prochain. Cet appui français fera l’objet d’un protocole d’accord qui sera signé par le ministre de l’Environnement, Raj Dayal, et l’ambassadeur de France Laurent Garnier.
Aux termes de l’accord la France accorde son appui aux pays africains qui en font la demande à la préparation de l’Intended Nationally Determined Contributions, afin d’assurer qu’ils puissent être parties prenantes du processus conduisant à l’accord de Paris 2015, qui se veut universel. Les INDC constituent les « contributions nationales » de chaque État, représentant les efforts qu’il pourra souverainement consentir dans la lutte contre le dérèglement climatique et seront un élément essentiel de la COP 21 de Paris en décembre 2015. La République de Maurice a émis le souhait d’être accompagnée dans cette démarche.
Afin de permettre une mise en oeuvre rapide et efficace, la recherche de l’expertise nécessaire à la préparation de ces INDC a été confiée à Expertise France. Sous le pilotage du ministère de l’Environnement de Maurice, l’expertise sélectionnée permettra d’accompagner le processus de préparation, de rédaction et de formalisation de l’INDC. Cette expertise permettra également d’apporter un soutien à l’animation institutionnelle interministérielle et interacteurs – société civile, acteurs économiques, territoires, etc. – pilotée par ce même ministère. L’expertise devrait démarrer avant fin juin pour permettre à Maurice de soumettre sa contribution au plus tard le 1er octobre 2015.
Maurice est ainsi le 19e pays à signer un Protocole d’Entente avec Expertise France, 18 assistances techniques étant déjà en cours. Près de 80 experts nationaux et internationaux sont aujourd’hui mobilisés dans le cadre de cette facilité.
La France accueillera à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 la 21e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21). Cette conférence doit aboutir à un accord qui permettra de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2 °C et d’adapter les sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants.
La France souhaite parvenir en décembre à une Alliance de Paris pour le climat qui s’appuiera sur quatre volets : un accord universel et juridiquement contraignant qui devra être durable ; une réorientation des flux de capitaux publics et privés vers une économie sobre en carbone (financement vert) ; un Agenda des solutions qui précise les actions innovantes, technologies et savoir-faire proposés par la société civile, les ONG, les territoires et les entreprises pour renforcer les efforts collectifs dans la lutte contre le dérèglement climatique ; des contributions déterminées nationalement publiées avant la Conférence de Paris.