Intervenant ce matin au Domaine les Pailles à l’ouverture d’un atelier de formation sur le thème « Capacity Building to Develop and Review Climate Resilient Policies », le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Deva Virahsawmy, a exprimé la nécessité de s’attaquer au changement climatique, surtout pour un État insulaire en développement comme Maurice. Il a énuméré les divers projets du gouvernement dans ce domaine.
« Nous sommes tous d’accord que c’est d’une importance significative pour le monde entier de s’attaquer au changement climatique. Mais j’insisterai que c’est plus critique pour les États insulaires vulnérables comme le nôtre de renforcer notre résilience. Car, même si les États insulaires sont les moins responsables du réchauffement global, ils sont néanmoins ceux qui souffrent le plus des effets qui en découlent », a expliqué le ministre Virahsawmy devant une cinquantaine de fonctionnaires participant à cet atelier de formation. « Les projections scientifiques ont démontré de manière non-équivoque que les petits États insulaires sont ceux qui seront les plus frappés par le changement climatique », a-t-il ajouté.
C’est pour cette raison, a poursuivi l’orateur, que le gouvernement a fait du changement climatique et du développement durable ses priorités. « A cet effet, le gouvernement a transformé la vision à long-terme “Maurice-Île-Durable” (MID) en une politique, stratégie et programme pour promouvoir un développement durable », a-t-il expliqué.
L’institution d’un mécanisme financier pour promouvoir les énergies renouvelables, la promotion de la minimisation et du reclyclage des déchets, la mise en valeur des parternariats secteur public/secteur privé, l’élaboration des projets dans le cadre de la promotion du Clean Development Mecanism (CDM) et le Second Technological Needs Assessment Plan pour pallier et s’adopter au changement climatique sont autant d’initiatives gouvernementale qu’a citées le minsitre. « En fait, tandis que le progrès de la technologie est la clé pour relever les défis à long terme du changement climatique, nous devons néanmoins garder notre avance et aller au-delà de ce que nous savons déjà en améliorant constamment nos aptitudes, tout en utilisant des outils et autres instruments dans l’élaboration de politiques », a-t-il ajouté.
L’utilisation des sources d’énergies renouvelables, de celle de véhicules efficients en énergies, les programmes de reforestation pour capturer davantage de CO2, le recyclage et la minimisation des déchets, l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone sont d’autres programmes d’adaptation au changement climatique, selon Deva Virahsawmy. « Nous avons également pris des mesures pour minimiser les impacts du changement climatique sur la gestion des ressources côtières et marines, l’agriculture et la sécurité alimentaire, entre autres », a-t-il ajouté.
« J’espère que cet atelier va permettre aux particpants de mieux comprendre le changement climatique, la nécessité de l’adaptation dans le contexte du développement durable et aussi sur l’urgence de formuler des politiques intégrées et réalistes », a conclu le ministre. Il a auparavant remercié le Dr Gavin Kenny, directeur de Earthwise Consultant Limited, qui est le principal animateur de cette formation.
Dans son allocution, Asha Kannan, Officer-in-Charge du Programme des Nations Unies pour le Développement, a expliqué, entre autres, que cet atelier est organisé sous l’Africa Adaptation Programme (AAP), mis en oeuvre par le MoE & SD avec le soutien du PNUD et financé par le gouvernement du Japon.
Etaient également présent à l’ouverture de cet atelier, Oomaduth Jadoo, le Permanent Secretary au MoE & SD. C’est la directrice de l’Environnement, Dominique Ng, qui agissait comme maîtresse de cérémonie.