Le ministre de l’Éducation tertiaire, qui intervenait mercredi à l’Université de Maurice à l’inauguration d’un atelier de travail sur le changement climatique, estime que la préservation de l’environnement est devenue une question de survie humaine. « ll est estimé que d’ici 2020, entre 75 et 250 millions de personnes en Afrique feront face à un manque d’eau en raison du changement climatique », a déclaré Rajesh Jeetah.
La hausse de la température, la sécheresse et les pluies torrentielles ainsi que les pestes et autres maladies vont aggraver davantage la situation, selon le ministre de l’Éducation tertiaire. À Maurice, Rajesh Jeetah a dit être surpris que des grosses pluies se soient abattues dans une région sèche telle Rivière-Noire alors que l’on s’attendait à des pluies dans la région de Mare-aux-Vacoas.
À ce stade, le ministre de l’Éducation tertiaire a interrogé les participants du séminaire sur la consommation d’eau à Maurice. « Combien d’entre nous ferment-on les robinets quand nous nous brossons les dents ? » s’est-il interrogé. « Pas 100 % en tout cas », a répondu Rajesh Jeetah, avant d’estimer que la moitié de la population laisse le robinets grand ouvert au cours de cette activité. Ce qui fait, selon lui, que plus d’un million de litres d’eau sont ainsi gaspillés quotidiennement, quand on sait que beaucoup de personnes se brossent les dents deux fois par jour. « Savez-vous qu’en Afrique les filles naissent rien que pour aller trouver et chercher de l’eau pour la famille ? » a lancé le ministre.
Rajesh Jeetah a également parlé de la nécessité d’éteindre les lumières lorsqu’on n’en a pas besoin « parce que nos villes et villages, notre pays nous appartient ». Le ministre de l’Éducation tertiaire a estimé que le point de lumière qu’on n’a pas éteint aura un impact négatif sur notre environnement. « Ce sera alors un grand problème pour la génération future », a-t-il dit. S’agissant des arbres, il s’est demandé quel est le nombre dont un humain a besoin pour soutenir son propre besoin en oxygène. Un officier du ministère de l’Environnement lui a répondu : « Quinze. » Et le ministre de poursuivre : « Combien d’entre nous ont planté autant d’arbres durant notre vie ? » Rajesh Jeetah a conclu : « Nous nous trouvons tous sur le même bateau qui est en train de couler. »
Leyla Tegmo-Reddy, UN Resident Coordinator, a pour sa part expliqué que cet atelier de travail a été organisé dans le but d’aider les décideurs et les experts dans l’agriculture, la silviculture et les terres à intégrer le changement climatique dans les politiques sectorielles et les investissements.