Les Mauriciens ont depuis peu à leur disposition un Mauritius 2050 Pathways Calculator. C’est un outil informatique qui leur permet ainsi qu’aux décideurs d’évaluer et de choisir par conséquent les meilleures options (en termes de mesures d’atténuation et/ou d’adaptation) pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Le logiciel est disponible à http://tinyurl.com/mrupathway.
Selon le ministre de l’Environnement, des Urgences en cas de Catastrophes naturelles et de la Beach Authority, Raj Dayal, le Mauritius 2050 Pathways Calculator est une interface interactive, accessible sur internet à l’adresse http://tinyurl.com/mrupathway. Il permet aux Mauriciens en général ainsi qu’aux décideurs en particulier d’évaluer et de choisir par conséquent les meilleures options (en termes de mesures d’atténuation et/ou d’adaptation) pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050 dans le cadre de notre lutte contre le changement climatique.
Des mesures d’atténuation sont des actions qui visent à diminuer les GES, cause du changement climatique. Des mesures d’adaptation par contre ont pour but de nous permettre d’être davantage résilients aux impacts néfastes du changement climatique.
« Le Mauritius 2050 Pathways Calculator est un outil informatique innovant qui permettra aux décideurs d’examiner les scénarios des demandes et des fournitures fiables pour l’énergie afin de réduire nos émissions de GES. C’est par conséquent un important instrument de prise de décisions qui nous permettra de développer des stratégies de réduction de nos émissions tout en prônant un développement durable pour les décennies à venir », explique Raj Dayal.
Le ministre affirme que le Mauritius 2050 Pathways Calculator a été développé par le UK Department of Energy and Climate Change (DECC) pour aider les pays à réduire leurs émissions de GES tout en répondant à leurs besoins en énergie sans pour autant porter atteinte à l’environnement.
Bien que Maurice n’ait émis l’année dernière qu’environ 0,01 % des émissions globales de GES, poursuit notre interlocuteur, notre pays se trouve, selon l’édition 2014 du World Risk Report, à la 14e place des pays vulnérables aux catastrophes et 7e sur les listes des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles. « Dans ces circonstances, Maurice doit être préparée pour s’adapter aux impacts du changement climatique et faire tout son possible pour prendre des mesures d’atténuation en utilisant l’expertise scientifique et les moyens technologiques les plus appropriés », a-t-il insisté.
« Cet outil qu’est le Mauritius 2050 Pathways Calculator va par conséquent nous permettre de déterminer jusqu’où les énergies renouvelables pourraient satisfaire nos demandes en énergies pour l’avenir, comprendre l’impact de nos changements de comportements personnels, quantifier les énergies fossiles à importer à l’avenir, identifier les meilleures voies pour réduire nos émissions de GES et déterminer comment réduire ces émissions tout promouvant un haut niveau de développement économique dans pour autant porter atteinte à l’environnement », élabore Raj Dayal.
Notre interlocuteur s’est alarmé que Maurice dépend pour son énergie à 85 % de l’importation des énergies fossiles, ce qui représente plus que 20 % de la facture de nos importations.
« La génération d’électricité de nos centrales thermiques, les secteurs du transport et celui de l’industrie sont nos principales sources de GES. D’ici 2050, nos demandes en énergie augmenteront par trois fois. Notre plus grand défi reste donc de savoir comment faire diminuer ces émissions tout en répondant à nos demandes d’énergie tout en promouvant un développement socio-économique raisonnable et durable », a-t-il insisté.
Dans ce contexte, poursuit, Raj Dayal, Maurice ambitionne de dépasser la barre des 35 % d’énergies renouvelables dans notre mix énergétique d’ici 2025 afin de démontrer au monde notre leadership dans cette partie de l’océan Indien. L’institution d’une Mauritius Renewable Energy Agency, des incitations fiscale pour les chauffe-eau solaires, ainsi que la promotion des Smart Cities vont également dans ce sens, ajout le ministre.
« Une analyse des secteurs clés de notre énergie indique qu’en améliorant notre efficacité énergétique et avec un virement drastique vers les énergies renouvelables d’ici 2050, notre demande en énergie pourra être réduite de 27,7 %, comparée à 2010 », révèle Raj Dayal.
Selon le ministre, cette « révolution de technologie verte est possible », mais moyennant une accélération par 10 % du processus de décentralisation administrative, une diminution de 10 % du transport individuel, l’utilisation de 50 % de voiture hybrides, pouvoir des maisons et bâtiments commerciaux de lumière LED et d’équipements efficients en énergie, et que l’énergie pour la cuisson soit à 65 % de LPG et de 35 % de biogaz.
« Grâce à cette diminution de nos demandes d’énergies, notre production d’énergie pourra être réduite de 41 %. Cela peut donc être atteint par cette transition radicale vers les énergies renouvelables », plaide Raj Dayal.