L’accident de travail survenu à Ébène sur le chantier de la Bramer House mercredi dernier met en avant une énième fois l’aspect de sécurité dans le secteur de la construction. Malgré des lois sur la sécurité des travailleurs, les risques de danger sont présents et les accidents perdurent. Si la négligence est évoquée dans certains cas, les travailleurs oeuvrant dans ce domaine indiquent que la responsabilité de tout un chacun doit être de mise afin d’éviter ce genre d’accident.
Il est 14 h 30 sur le chantier de construction du nouvel immeuble de la SICOM au coeur de la capitale, à l’angle des rues Révérend Jean Lebrun et Chevreau. C’est dans un vacarme assourdissant, au son des coups de marteaux, entre autres, que les travaux se poursuivent depuis très tôt le matin en vue de livrer le bâtiment dans les délais convenus. Dans les diverses pièces du building haut de 15 étages, les ouvriers ne peuvent s’empêcher de commenter l’accident survenu sur un chantier à Ébène mercredi dernier. Ce jour-là, aux alentours de 11 h 15, un échafaudage s’est écroulé en une poignée de secondes. Dix-neuf ouvriers du chantier travaillant pour le compte d’Ireko et trois autres sous-contracteurs se sont retrouvés sous les décombres.
Pour certains ouvriers ayant travaillé sur ce même chantier, la sécurité y était omniprésente. « Kan mo ti laba ti ena sekirite. Pas kapav dir ki finn arive », s’empresse d’affirmer Stephano Toi (27 ans), employé d’Ireko de 2003 à février 2011. « Sa zour-la (NdlR : mercredi dernier), mo mama telefonn mwa dir mwa mo bann kamwad finn gagn enn problem lor santie Ebène. Deswit mo sonn zot, me zot telefonn la ress sone mem. Finalman zot mem ki ti finn blese grav. Ena finn gagn sans, zot finn resi agrip ar batiman-la. Me seki finn pase bien sagrinan. Moral pa bon ditou. Enn aksidan koumsa ti kapav evite… », souligne ce Foreman Scaffolding travaillant aujourd’hui pour le compte de Pad & Co.